«N’aimons pas en paroles, mais par des actes» : c’est le thème du message du Pape François, en vue de la première Journée mondiale des Pauvres, qui se tiendra le 19 novembre prochain, 33e dimanche du Temps Ordinaire, avant la Solennité du Christ-Roi.

SITE DU RESEAU CARITAS BURUNDI

Hausse généralisée des prix selon un rapport du PAM dont Caritas Burundi participe à la Collecte des données

Envoyer Imprimer PDF

De façon générale, les prix des denrées alimentaires les plus consommées ont augmenté de 1% au mois de février 2017 par rapport au mois dernier. Ces même denrées affichent une hausse de 56% si on les compare aux prix d’il y a 6 mois. L’ampleur de la variation des prix diffère par marché et par denrée.

Selon un  bulletin  du Programme Alimentaire Mondial, l’année 2017 sera très dure pour les consommateurs burundais à comparer avec les prix  de l’an passé.Le haricot qui est la première denrée consommée au Burundi a augmenté de façon sensible. Au niveau national, le prix moyen  est estimé à  1458 Fbu selon les informateurs du Mvam  qui sont éparpillés sur les marchés burundais.

Cependant, le prix moyen du haricot sur les marchés des provinces de la côte Ouest du pays est au -delà de 1500fbu/kg. Le prix du haricot a augmenté de façon significative (50-100%) par rapport au  même mois de l’année dernière dans la plus part des marchés. Le déficit de production et la forte demande de cette denrée (principale source de protéine dans le pays) ainsi que les restrictions d’échanges limitant les flux traditionnels sont les principales causes de cette augmentation.

Le prix du maïs a d’une manière générale considérablement augmenté sur tout le pays (1132fbu/kg) et de manière plus élevée dans les zones traditionnellement productrices de Sud-Ouest du pays où aujourd’hui la récolte du mais a été totalement compromise par le déficit hydrique couplé à l’attaque des chenilles ravageuses signalées dans la zone. Par ailleurs les disponibilités du mais sur les marchés sont très faibles.

Le prix du maïs est  plus de 1200fbu surplus de la moitié du pays et en particulier dans le centre, sud et l’extrême Nord du Pays .le prix d’un kg du mais de grain a augmenté de 105% par rapport à février 2016. Par rapport au mois de janvier, le prix du maïs a augmenté de plus de 10% et de 42% dans la province de Muyinga. Cette augmentation est liée au faible niveau de production et des échanges avec l’extérieur très réduits.

Le prix de farine de manioc est particulièrement très élevé dans la ville de Bujumbura et dans les provinces du nord (Kirundo, Ngozi et Kayanza) et au  Sud-Ouest (Bururi et Rumonge). La forte augmentation du prix dans ces localités peut être expliquée  par la restriction des échanges en interne et avec les pays limitrophes (Rwanda et la Tanzanie) d’une part et par le fait que le manioc est un aliment de rabattement par excellence en situation d’augmentation des prix d’autre part.

Par rapport à janvier 2017, le prix du manioc a augmenté dans la plus part des marchés, passant de 7 à 17%, la variation  la plus élevé est enregistrée à Bujumbura Rural. Comme la plus part des autres aliments vendus sur le marché, les prix de farine de manioc ont presque doublé au cours de la dernière année.

Notons également que d’autres produits comme la patate douce, les bananes , lés légumes et les fruits ont sensiblement augmentés  par rapport à l’année 2017.L’exception est faite aux petits poissons le Ndangala que les consommateurs ont abandonné suite à la misère passant de moins de 7% par rapport à l’année 2016.Cette hausse généralisée des prix est la cause de l’insécurité alimentaire qui sévit dans certains coins du pays.

Mise à jour le Vendredi, 31 Mars 2017 09:16

Les chrétiens de la Paroisse Muriza du Diocèse de Ruyigi engagés dans les activités de Caritas dans leurs communautés

Envoyer Imprimer PDF

La paroisse de Muriza se trouve dans le diocèse de Ruyigi à l’est du Burundi. Comme dans d’autres paroisses, une Caritas très engagée au service de la communauté est implantée dans cette partie de l’Eglise Catholique du Burundi.

En marge de la semaine dédiée au Carême de partage du 19 au 26 mars 2017, un journaliste de la Radio Maria Burundi Didier Ndihokubwayo a effectué une à Ruyigi  dans le cadre de l’émission « les œuvres de Caritas Burundi ».Des membres de Caritas dans la communauté étaient à la paroisse Muriza ce jour là. NGENDAKUMANA Antoine est un chrétien de cette paroisse en même temps animateur communautaire de Caritas.


article  muriza 1

 « Je suis très heureux et fier de mon travail comme membre de Caritas dans ma communauté, avec mes frères et sœurs, nous sommes engagés à travailler en faveur des pauvres en les aidant par exemple à construire les maisons pour les plus pauvres, je trouve que c’est une bonne activité »

Souvent, ces membres de Caritas  se rencontrent à la paroisse pour suivre des enseignements qui les aider à mettre à jour leurs connaissances. Abbé Nyabuhoro Thaddée, Secrétaire Général de la Solidarité pour la Promotion de l’Assistance et le Développement du Diocèse de Ruyigi nous a dit que ces derniers jours, ils étaient dans des activités de collecte des vivres et non vivres pour le Carême de Partage.

Une activité que les chrétiens de Muriza ont trouvée très importante. Selon  Cimpaye , une dame qui est vice -présidente de  Caritas de la localité de NYAKIGOTI de la paroisse Muriza, les membres de Caritas devraient être des modèles dans l’amour avant de l’enseigner aux autres.

 Elle dit que durant cette période de Carême de Partage, ils ont appris à servir les autres avec amour. Elle conclut en disant, nous sommes au service de l’amour et nous devons enseigner l’amour comme nous sommes membres d’une organisation qui met en avant l’amour.


article 2muriza jpg

Caritas Burundi est présente dans toutes les diocèses du Burundi jusque dans les 187 paroisses  que connaissant l’église du Burundi.La première mission de Caritas est de secourir les pauvres , les faibles et les vulnérables à travers le renforcement d’un partenariat efficace et la promotion de la solidarité communautaire. 

L’insécurité alimentaire dans 9 provinces du Pays

Envoyer Imprimer PDF

Les données d’alerte précoce collectées par Caritas Burundi dans le cadre du programme  mVAM financé par le Programme Alimentaire Mondial montrent que  9 sur 18 provinces vivent une insécurité alimentaire.

Les provinces de  Bubanza,Cankuzo,Cibitoke,Kayanza,Kirundo,Makamba,Bujumbura Rural,Ruyigi et Makamba sont cités dans ce  rapport qui condense les données recueillies au mois de février 2017. Selon ce rapport, l’insécurité alimentaire est signalée à 98% comme la première menace aux communautés comparativement à la sécurité physique qui est signalé à 2%.


inscurit alimentaire

 Les causes de cette insécurité alimentaire sont  la faible performance de la saison 2017A, à la suite des aléas climatiques et du faible accès aux intrants agricoles. La diminution drastique et progressive des opportunités économiques dans le pays et dans un contexte de faibles capacités d’ importation se traduisant par une pression inflationniste sur le marché particulièrement pour les denrées alimentaires de première nécessité ; la proportion croissante des ménages devant recourir aux mécanismes de suivis pour subvenir aux besoins alimentaires de leurs membres ; le faible niveau des stocks aussi bien dans les ménages que sur le marché (en moyenne moins d’une tonne de haricot et de céréales sur les différents marchés suivis par le Mvam) ;la nouvelle imposition fiscale introduite depuis le mois de janvier 2017 sur les produits alimentaires, sur les boissons industrielles et sur le carburant qui affecte sensiblement le pouvoir d’achat des ménages ;

Enfin la dépréciation continuelle de la monnaie  burundaise qui continue à restreindre la capacité d’importations aussi bien formelle (rareté des devises, diminutions des réserves d’importation) que non formelle (diminution des échanges transfrontaliers informels).

Le salaire moyen journalier de la main d’œuvre agricole sans repas est estimé à 2450 FBU par personne en février 2017 contre 2283 Fbu en janvier 2017 (soit une légère augmentation de 7% de loin inférieure à celle des denrées alimentaires) . Les provinces de Karuzi et Gitega enregistrent la plus grande hausse du prix de la main d’œuvre (27%, respectivement 16%) pour la même période.

Le pardon et la vérité au cœur de Caritas Burundi

Envoyer Imprimer PDF

La chaire Unesco en partenariat avec Caritas Burundi, l’atelier école de la foi avec le soutien du diocèse Rottemburg Stuttgart a organisé une conférence sur le pardon et la vérité mercredi le 23 mars 2017. Deux grands conférenciers étaient invités dont l’Abbé Simbanduku Célestin,  professeur au grand séminaire de Gitega et professeur Joseph  Ndayisaba, enseignant à l’Université du Burundi.


article 2Cette conférence organisée dans le cadre du projet éducation à la paix a rassemblé les jeunes universitaires et les enseignants des différentes universités de la place. L’ouverture de cette conférence a été faite par l’Abbé secrétaire Général de Caritas Burundi. Dans son mot d’accueil, Abbé Jean Bosco Nintunze a rappelé que cette séance sera un moment important d’apprendre. « Le dialogue, une arme des âmes fort »a-t-il indiqué en rappelant aux participants le thème de cet atelier qui est «  le Pardon et la vérité ».

Le premier  orateur du jour était monsieur l’Abbé  Célestin Simbanduku, professeur enseignant au Grand Séminaire de Gitega. Le thème était le pardon et la vérité. « La force du pardon, donner complètement, totalement jusqu’au bout ». Telle est la définition du pardon.

Jésus est le modèle du pardon. « Père pardonner- les car ils ne savent ce qu’ils font », ce sont les mots de Jésus à la croix. D’après cet expert, le pardon a une force sans égale. Elle a la force de restauration communautaire voire même nationale.

Le pardon est un projet de Dieu de faire des enfants qui vivent dans un monde réconcilié. Le pardon est la pierre  angulaire dans la famille, dans les partis politiques et dans les associations. Avec la Commission Vérité Réconciliation, la parole est très importante aux victimes et aux bureaux mais aussi le pardon est indispensable a révélé l’abbé Célestin Simbanduku.


article

Le second conférencier est le professeur Joseph Ndayisaba sur les conflits. « Comme chaque  personne veut  ses intérêts,  les intérêts de l’autre deviennent un problème et source de conflits ».Cet éminent professeur  a révélé que en utilisant la force on s’use progressivement. Il faut toujours mettre en avant le dialogue pour réduire les conflits. Avec le dialogue, on apprend la souffrance de l’autre, on apprend à vivre ensemble mais comme le disait haut l’abbé Secrétaire général de Caritas Burundi, le dialogue est l’arme des hommes forts.

Le prochain rendez-vous est fixé au 21 Avril à l’université du Burundi dans l’Institut Pédagogique Appliquée IPA , des  grands professeurs feront des exposés dont l’Abbé Adrien Ntabona.

Plus de trois cents ménages sont des sans abris à Gihanga

Envoyer Imprimer PDF

Plus de 300 maisons ont été détruites dans la nuit de ce mercredi dans la commune de Gihanga en province de Bubanza .Cette catastrophe s’est produite suite aux pluies torrentielles qui se sont abattues dans cette région .Les victimes sont essentiellement des enfants et des femmes. Selon l’administration locale de Bubanza , ces victimes n’ont pas jusqu’ici reçu aucune aide et demande la main des bienfaiteurs.

Ces pluies  se  sont également observées dans la mairie de Bujumbura dans les quartiers de Jabe, Bwiza ,kinama et Carama faisant beaucoup de dégâts matérielles. Les médias sur place rapportent une cinquantaine de maisons détruites dans ces différents  quartiers et 3 véhicules endommagés.


dgat buterere gihanga slide

A cote des infrastructures qui ont été touchées, des champs de culture ont été également touchées.Ce qui va encore une fois exposer les habitants de Gihanga à une insécurité alimentaire qui était jusqu’ici signalée.

Dans la province de Bujumbura, certaines communes ont été également touchées par ces pluies torrentielles .C’est notamment les localités  de Mutimbuzi et Magara.

Ces dégâts sont signalés 4 jours après ceux de la Commune de Buterere qui ont entrainé des centaines des sans abris. Les victimes demandent des aides en habits pour les enfants et pour les femmes mais aussi des shittings et couvertures étant donnés que la pluie continue dans ces zones touchées.

Mise à jour le Samedi, 25 Mars 2017 11:52

Page 6 sur 9