«N’aimons pas en paroles, mais par des actes» : c’est le thème du message du Pape François, en vue de la première Journée mondiale des Pauvres, qui se tiendra le 19 novembre prochain, 33e dimanche du Temps Ordinaire, avant la Solennité du Christ-Roi.

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La situation alimentaire dans les communes de Bugabira , Busoni et Vumbi de la province de kirundo reste toujours précaire

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Selon toujours les données d′alerte précoce du mois de Mai collectées par Mvam en partenariat avec Caritas Burundi, la sécurité alimentaire s’est globalement améliorée du fait des premières récoltes de maïs et du haricot.  Au niveau national, la plus part des informateurs clés, sont d’avis que la situation de la sécurité alimentaire s’est améliorée dans l’ensemble comparée au mois dernier. Ceci fait suite au début des récoltes dans de nombreuses régions.

 Exceptionnellement, la situation de la sécurité alimentaire des ménages reste précaire pour la province de Kirundi (commune Bugabira , Busoni et Vumbi), où plus de la moitié des informateurs  clés ont signalé que la situation s’est détériorée  en Mai 2017 par rapport au mois précédent. Dans ces communes, l’insécurité alimentaire a persisté depuis octobre 2017 à cause des faibles précipitations. Aussi, les stocks alimentaires de la plus part des ménages essentiellement pauvres sont épuisés même si de faibles récoltes sont attendues.

En conséquence, le taux d’abandon scolaire a diminué légèrement en mai par rapport au mois dernier. Cependant, des abandons scolaires inhabituels ont été signalés par 41% des rapporteurs dans l’ensemble du pays. Les provinces où l’abandon scolaire est le  plus accentué selon les informateurs clés sont les provinces de Gitega, Karuzi, Kirundo, Ngozi,Rumonge et Ruyigi. Les raisons énoncées le plus souvent par  ces informateurs clés sont la pauvreté des parents et l’insécurité alimentaire

Mise à jour le Lundi, 03 Juillet 2017 15:08

Caritas Burundi honorée par la visite du Secrétaire Général de Caritas Internationalis

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La Caritas Burundi est dans la joie d’accueillir  dans ces enceintes le Secrétaire Général de Caritas Internationalis depuis ce lundi le 26 Juin 2017. Arrivé en milieu de la journée Michel Roy a été accueillie par une délégation de haut niveau de Caritas Burundi pour témoigner de l’importance de ce visiteur de marque.


michel

Le secrétaire Général de Caritas Internationalis a visité le personnel de Caritas Burundi dans une prière matinale qui débute les activités de mardi le 27 Juin 2017. Dans son mot d’accueil, le secrétaire général de Caritas Burundi a révélé qu’il s’agit d’une visite exceptionnelle. «  Dans les 165 Caritas mondiales qui sont membres de la Caritas Internationalis, nous voici honorés aujourd’hui par le Secrétaire Général de CI ( Caritas Internationalis).Le Burundi a eu cette chance d’etre visité surtout que la CI ne peut pas faire plus de 5 visites dans le monde ».

Quant Michel Roy, il a dit ceci «  je suis très ravi de me retrouver ici au Burundi dans le pays que j’aime beaucoup depuis des années. J’y ai vécu pendant longtemps je suis vraiment ému d’être ici aujourd’hui avec le personnel de Caritas Burundi.»Mugire amahoro, twese  ,voici les quelques expressions prononcées par ce visiteur de marque.

Qui est Michel Roy ?

 Sans être long ,avec peu d’informations sur le parcours de Michel Roy comme quelqu’un qui a travaillé en faveur de l’humanité, Michel Roy n’est pas nouveau au Burundi. Sa Visite a été une grande surprise pour la majorité des burundais comme quelqu’un qui a vécu au Burundi de 1978 à 1981 comme professeur au Petit Séminaire de Dutwe dans le diocése de Ruyigi à l’Est du Burundi.

Aujourd’hui , cet homme exceptionnel est le secrétaire Général de CI ce qui honore la  Caritas Burundi.Michel Roy ne restera uniquement à Bujumbura , il va visiter les coins reculés du Burundi et surtout ses anciens amis burundais comme il a un grand souvenir du Burundi qu’il aime beaucoup.

Depuis quelques jours , Caritas Burundi est dans la joie d’accueillir des invités de marqué .Du 08 au 16 Juin , Caritas Burundi a été visité par madame Rachel Felgines qui s’occupe des Urgences au niveau de la CI .A partir de jeudi le 29 Juin, le Secrétaire Général de la Caritas Ecosse arrive à Bujumbura. Toutes ces visites montrent que Caritas Burundi veut s’ouvrir aux autres pour être efficace à servir les plus vulnérables au Burundi.

Mise à jour le Mardi, 27 Juin 2017 21:01

Caritas Burundi en partenariat avec ses Caritas sœurs activée pour alléger la souffrance des victimes de l’insécurité alimentaire toujours en besoin d’assistance

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 La Caritas Burundi en partenariat avec Caritas Internationalis  et d’autres Caritas sœurs est entrain d’exécuter un projet d’urgence en faveur des victimes de l’insécurité alimentaire dans deux diocèses du Burundi les plus touchées. Depuis le mois d’avril, plus de 1500 ménagers de ces deux diocèses ont bénéficié de l’aide en vivres pour alléger la souffrance après une longue période de sécheresse qui frappe ces deux diocèses.

Conformément aux normes d’aide en vogue aujourd’hui, une stratégie a été adopté pour soutenir ces victimes. Des bons ont été distribués aux bénéficiaires avant que les  marchés soient  organisés pour recevoir des biens vivres à manger. Après trois mois  du projet , une mission d’évaluation a été organisé dans toutes les provinces du Burundi ou le projet a été réalisé pour voir si le projet a fait un impact aux bénéficiaires.

photo rachel 1

Lors de notre mission dans les provinces, les bénéficiaires ont apprécié cette aide qu’ils ont appelé spontanée alors qu’aucune organisation ne s’y était rendue pour les assister. Une série des témoignages des bénéficiaires a été collecté.

«  Je m’appelle Ntamavukiro Cécile de la localité de Rukana, chez moi dans ma famille j’ai trois personnes en prendre en chargé alors que je suis dans l’incapacité  financière de les faire vivre , je souffre de la famine depuis  deux ans et c’est la première fois que je bénéficie d’une aide  en vivres. On a toujours demandé à  l’administration de nous venir en aide. J’espère que Caritas Burundi va toujours plaider en notre faveur car nous n’avons pas d’autres bienfaiteurs ici à Rukana. Avec cette aide de Caritas Burundi, j’ai pu faire survivre ma famille »

«  Je suis Judith Nimbona, je dis merci beaucoup à Caritas Burundi, moi j’ai cinq personnes dans ma maison et moi qui est la sixième, nous sommes tous des sans emplois. Ce que nous avions cultivé a été tout détruit par le soleil. Moi comme veuve, j’envisage m’enfuir au Congo voisin mais avec ce soutien, j’ai survécu avec ma famille même si je ne suis pas sur du lendemain si je ne trouve pas un autre bienfaiteur car même aujourd’hui la production ne sera pas bonne à ce que je vois. Je remercie Caritas et je souhaite qu’elle soit toujours sensible à nos problèmes. »

« Je m’appelle Mbayahaga Francois, je vis dans le village de Ruyaga, suite à la sécheresse, les champs de mais, de manioc et du haricot ont été détruit. Beaucoup de burundais ont fuis au Congo suite à l’insécurité alimentaire moi aussi je me prépare à fuir le Burundi. Il y en a qui sont partis à Bubembe à l’est du congo fuiyant la famine. Cette aide amenée par Caritas Burundi a donné un coup de main aux habitants de ma localité mais il faudra plutôt chercher plus de moyens pour nous soutenir davantage car même aujourd’hui la sécheresse a détruit nos cultures alors que nous avons beaucoup d’enfants à nourrir. »

« Je m’appelle Balthazar Nizigiyimana, grâce à ce projet d’urgence, j’ai pu avoir de quoi manger mais comme nous sommes des pauvres extrême nous avons d’autres besoins, ça été une chance d’être assisté mais  nous demandons aussi qu’on puisse donner d’autres choses comme des savons et des habits car nous ne pouvons pas aller prier par exemple suite à la misère que nous vivons. »

« Moi c’est Marthe Nahimana , moi j’habite ici dans la localité de Rukana, nous remercions ces organisations qui ont travaillé avec Caritas Burundi pour collecter ces moyens afin de nous venir en aide mais il faut qu’il y ait beaucoup d’autres acteurs qui soient impliqués ou soutenir Caritas Burundi. »

photo rachel 2

Lors de cette visite d’évaluation, il a été remarqué que les femmes et les enfants sont plus victimes de l’insécurité alimentaire car comme certains le témoignent, des hommes encore en force se sont refugiés dans les pays voisins ou dans les autres provinces à la recherche des moyens de survie laissant leurs enfants et leurs femmes dépourvus de tous moyens. Les enfants et les femmes constituent la catégorie des Burundais les plus touchées par cette insécurité alimentaire. Le dernier rapport du programme Alimentaire Mondial montre en tout état de cause que  les enfants des provinces touchées abandonnent l’école suite à cette insécurité alimentaire.

Ceux qui ont participé à l’organisation de ce projet apprécie comment la distribution des vivres a été organisée ce qui a bloqué toute spéculation. Comme beaucoup de burundais souffrent de l’insécurité alimentaire, il était difficile de sélectionner les plus nécessiteux mais grâce à l’implication de la communauté, des paroisses et de l’administration locale, le travail a été parfait et personne ne se plaigne seulement il faut augmenter le nombre de victimes à assister selon Ciza Protais qui était président du site de distribution des bons dans la province de Kirundo.

Suite à cette insécurité alimentaire, certaines victimes ont vendu les tôles de leurs maisons avant de prendre la fuite comme on le voie sur cette maison. Cette insécurité alimentaire risque encore une fois se reproduire dans les prochains mois car le climat n’a pas été clément même dans la période précédente. Des cultures de mais se sont desséchées surtout dans la province avant la récolte.

La Caritas Internationalis forme ses partenaires burundais et congolais sur sa boite à outils

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La Caritas Internationalis a organisé une formation à l’intention des intervenants dans les projets d’urgence que les Caritas du  Burundi et celle du Congo exécutent. En tout, une trentaine de burundais et de congolais se sont rencontrés à Banga dans la  province de Kayanza au nord du Burundi en date du 08 au 09 juin 2017. La formation avait pour objectif de vulgariser la boite à outils que Caritas Internationalis utilise dans leurs activités quotidiennes à ses partenaires qui interviennent dans les services d’urgences. Ce manuel de la CI montre comment communiquer avec la CI afin de répondre aux urgences qui peuvent survenir ou tout simplement comment s’y préparer.


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Les secrétaires exécutifs des Caritas diocésaines du Burundi ainsi que les points focaux chargé des urgences ont pris part à cette formation à cote de l’équipe de la coordination du projet Emergency Appel que Caritas Burundi est entrain de réaliser dans les diocèses de Muyinga et Bubanza dans les provinces les plus touchées  par la famine qui sont Kirundo et Bubanza.

Le secrétaire général de Caritas Burundi Abbé Jean Bosco Nintunze  a remercié tous les participants venus des différents diocèses surtout les voisins de la République Démocratique du Congo. «  Votre présence ici témoigne de l’intérêt que vous avez placé en ce projet et au contenu de l’atelier ».

La formation était facilitée par Madame Rachel Felginess qui travaille à la Caritas internationalis accompagné par Emmanuel Mbouna qui s’occupe des urgences dans la Caritas Congolaise.

A part la boite à outils de la CI qui a fait objet de la formation d’autres thèmes ont été abordé c’est notamment la coordination des projets, la communication, les différents types d’appels d’urgence et la gestion des appels d’urgence.

La Caritas Internationalis est un réseau mondial des organisations des Caritas du monde entier qui forment une chaine de solidarité mondiale pour venir en aide aux plus vulnérables. Depuis quelques mois , Caritas Burundi a lancé un appel d’urgence pour venir en aide aux victimes de l’insécurité alimentaire qui a frappé certaines provinces et la Caritas Internationalis a contribué énormément dans la mobilisation des ressources nécessaires auprès des Caritas sœur des pays du nord.

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Mise à jour le Lundi, 12 Juin 2017 14:13

La vérité est la lumière de la vie selon Zénon Manirakiza

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« Ukuri kurabohora, akamaro k’Intahe mu Burundi » ,la vérité qui libère   tel était le thème de  Zénon Manirakiza lors de l’atelier sur la Gestion des conflits organisé par Caritas en date du 24 Mai 2015   en partenariat avec la chaire UNESCO  grâce  au  soutien du Diocèse de Rottenburg,stuttgart en Allemagne.

« La vérité est la lumière de la vie quotidienne »  a révélé  professeur Zénon Manirakiza. Rendre justice avant que le conflit se dégénère, est le principe d’un Mushingantahe, a insisté.La vérité est donc le meilleur indicateur de la justice sociale soit dans le Burundi traditionnel comme aujourd’hui.

zenon rognLa justice au Burundi traditionnel se concluait par «  Agatutu k’Abashingantahe » autour d’un verre littéralement en français pour remercier et se féliciter du travail qu’ils ont fait pendant la gestion des conflits .Toutefois, cela se faisait d’une manière honnête contrairement à aujourd’hui où  cette pratique d’Agatutu se confond souvent à la corruption, ajoute-t-il.

Parlant de la vérité, il s’appuie sur l’héritage d’un personnage mythique «  Ngoma ya Sacega », qui est un exemple illustratif de la justice équitable. Il en a accepté de mourir pour que la justice soit rendue lors d’un conflit entre « rupfu »  la mort littéralement en Kirundi et «gisamamajonjo ».c’est pourquoi on dit « ntuzoce ugwananiye ngoma »

De là, il interpelle toute personne à toujours s’appuyer sur la vérité afin de régler équitablement un conflit jusque même à en payer le prix comme le montre l’histoire de NGOMA.

Parlant  de la  vérité et réconciliation, Zénon souligne que dire la vérité sur les événements  du passé donne  de l’espoir et du rétablissement psychologique aux victimes. C’est la valeur de l’être humain qui est renouvelée lorsque la vérité est à la portée de tous. En ce moment, les gens commencent à s’entendre mutuellement et à se pardonner éventuellement.

En répondant à la question  de la persistance des conflits au Burundi malgré la présence des bashingantahe; Zénon fait savoir que les conflits ne manquent jamais dans une communauté faite des êtres humains; par ailleurs  un conflit apparait comme l’une des caractéristiques de la société humaine.

Ainsi, une communauté de paix ne signifie pas nécessairement absence de conflit. Plutôt, la façon dont on gère le conflit importe beaucoup. Il faut directement penser à la gestion ou au dialogue inclusif qui aboutit à un  commun accord entre les parties en opposition.


zenon celab rogn

Il termine enfin en disant que les conflits inter-burundais seront résolus  par  les burundais eux-mêmes. Il y a tellement des conflits de diverses nature dans notre pays de manière que seul les citoyens burundais ; sont capables de trouver des issues favorables en acceptant de se dire la vérité, qui est un indicateur absolu de la justice.

Le passé prépare le future à travers le présent, a conclu enfin le conférencier. Il n’est pas possible d’ignorer le passé car il nous révèle la vérité des événements  passés. La vérité à son tour nous conduit à la prise de conscience et par la suite, à  la réconciliation et la cohésion sociale.

                                                                                                                                                                                                                               Sé Aloys Nkurunziza Volontaire

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Au terme du Jubilé de la Miséricorde, le Pape François a institué la Journée Mondiale des Pauvres, afin que dans le monde entier les communautés chrétiennes deviennent toujours davantage et mieux signe concret de la Charité du Christ pour les personnes les plus défavorisées et les plus marginalisées dans nos milieux de vie et pour que les pauvres soient considérés comme partie intégrante de nos communautés avec un rôle particulier à y jouer

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