17 novembre 2019: Journée Mondiale des pauvres. Thème:“L’espérance des pauvres ne sera jamais déçue”

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Crise écologique : la terre crie et nous regardons ailleurs, les défenseurs de la nature alertent

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En partenariat avec l’Université du Burundi, l’atelier école de la foie et la maison de l’Unesco au Burundi, Caritas Burundi a organisé une série de conférence sur la crise écologique dans le but de sensibiliser les différents acteurs sur la protection de l’environnement. Ces conférences sont organisées   grâce  au  soutien du Diocèse de Rottenburg, stuttgart en Allemagne.

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« La question des changements climatiques  a contribué à remettre sur le devant de la scène les préoccupations environnementales. Prévenir  les effets de ces bouleversements climatiques revient donc à promouvoir les bonnes pratiques environnementales, soutenir les innovations technologiques non polluantes. La lutte contre la pauvreté, la crise énergétique, la crise économique et la dégradation de la nature sont énormément lié. » Tels sont les mots d’accueil du Professeur Aloys Misago  Doyen de l’ISCO aux invités à cette conférence. Le thème général de cette série de conférence est le développement, nouveau nom de la paix.

Dans son exposé intitulé les enjeux et les défis de la crise écologique au point de vue éthique, le Père Théodore Mulangariro Shanika a rappelé les rapports qui doivent exister entre l’homme, la nature et les animaux. « Que dois- faire pour que la vie de l’homme, des animaux et de la terre soit respectée. Nous devons changer notre manière  de penser et d’agir face à la nature si non, demain ce sera la fin du monde », a interpelé les  participants à cette conférence afin d’éviter l’apocalypse écologique.

La deuxième présentation était intitulé «Laudato si » .Le défenseur de la nature Albert Mbonerane a montré que la terre crie mais que nous regardons ailleurs. Utilisant les mots de Saint François d’Assise, pourquoi prendre la machette pour couper les arbres, pour faire du mal à notre environnement alors que nous disons que la terre est notre mère ? S’interrogeant le conférencier.

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Albert Mbonerane a invité les participants à cette conférence de prendre soin de notre nature pour éviter des conséquences fâcheuses. « La troisième guerre mondiale pourrait être à l’origine de la gestion de l’eau si l’humanité tout entière n’y prend pas garde. Regarder ce qui se passe en Palestine », disait le conférencier.

« Nous devons rendre compte au créateur de l’univers qui nous a confié la gestion de la terre, nous devons savoir que nous ne sommes pas maîtres de cette terre », a-t-il ajouté.Albert Mbonerane a montré le degré alarmant de la pollution du lac Tanganyika et de la destruction des forêts qui est à l’origine de l’érosion qui emporte la terre cultivable au Burundi pour que tous les participants prennent conscience du danger qui guette le Burundi.

Le Pape François, ami de la nature  s’alarme également contre les grandes villes bruyantes mais polluées, sans arbres. Quel monde allons – nous laisser à nos enfants ? Avec le niveau de pollution au Burundi, comment sera le Burundi d’ici 50 ans s’interroge, le défenseur de la nature Albert Mbonerane en concluant son exposé.

Caritas Burundi organise un atelier de réflexion sur la lutte contre les VSBG à l’endroit des leaders des villages des rapatriés de Rumonge dans les 16 jours d’activisme

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En marge de 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes qui ont débuté le 25 novembre de cette et qui se clôturent le 10 décembre , Caritas Burundi a organisé un atelier dans la province de Rumonge au sud du pays  pour sensibiliser les leaders des villages intégrés des rapatriés   et d’autres à la lutte contre les violences basées sur le genre . Les responsables des Communautés Ecclésiales de Base, les responsables des villages ainsi que d’autres leaders  communautaires ont été invités dans cet atelier.

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La province de Rumonge qui l’une des frontalières du lac Tanganyika accueille souvent des personnes rapatriés en provenance de la Tanzanie et de la République Démocratique du Congo. Pour donner un abri à ces rapatriés, des villages d’accueil de ces rapatriés ont été érigé dans les différentes localités de la province de Rumonge. Dans ces villages, les violences basées sur le genre sont monnaie courante, certains hommes rentrent dans leurs villages avec plus d’une femme. Des types de violences existent dans ces zones, des hommes veulent cohabiter avec des femmes sans toutes fois  les reconnaitre légalement. «  Dans mon village de Mayengo , il y a un homme quand on l’a donné une maison , l’homme a refusé la femme avec qui , il vivait ensemble lorsqu’ils étaient en Tanzanie, quand les membres de l’administration sont allés le voir , il a refusé  ,et je trouve cet atelier de sensibilisation vient au moment opportun.»

Dans son exposé sur la prise en chargé communautaire des violences basées sur le genre, Docteur Ferdinand Niyonzima , responsable du service de la promotion santé dans le réseau Caritas Burundi a rappelé les types de violences qui existent dans les communautés et les mécanismes d’y faire face. « Vous comme leaders communautaires, vous êtes les piliers dans la lutte  contre les VSBG dans vos milieux, certains enfants surtout les jeunes filles abandonnent l’école pour aller se marier précocement et là nous sommes souvent témoins de ces situations et cautionnent ces cas de VSBG. Pour les cas des personnes victimes des violences, il est important qu’elles soient transportées pour le traitement médical afin de lui protéger contre les maladies sexuellement transmissibles. Les communautés occupent une place de choix dans la lutte contre les VSBG et la prise en chargé. Il y a des régions où les communautés locales se sont investies pour lutter contre ces violences et cela a réduit ces VSBG », a-t-il rappelé Docteur Ferdinand Niyonzima.

Au cours de la période de 2017 et 2018, plus de 175 cas de VSBG  ont été accueillis dans le centre de santé de Kigwena en grande partie en provenance de cette zone de Kigwena , 72 sont rentrés satisfait , 29 ont été référés , parmi les 175 , 4 ont attrapés le VIH après dépistage.

Dans le cadre de ce projet PTME /VBG  financé par l’UNICEF, Caritas Burundi a créé des groupes de solidarité de ces victimes appelé Nawe Nuze pour faciliter leur réintégration socio-économique dans cette zone de la commune de Rumonge .Deux groupes de solidarité ont été créés .Chaque groupe a 45 membres et 19 parmi ceux-là ont été victimes des VSBG.  De petit crédits sont octroyés aux membres de ces groupes et cela leur permettent d’avoir des moyens pour survivre.

Des conséquences et préoccupations des femmes

vsbg toNimparangeza Adija, une participante  craint que les femmes violées sont souvent abandonnées par leurs maris ; Elle se demande si il y a  des moyens pour aider les hommes à pouvoir récupérer leurs femmes et réduire l’impact des VSBG sur les femmes  .Beaucoup d’autres types de violences existent dans nos villages mais ne sont pas reportés dans nos ménages. Moi comme leader, je me suis permis de sensibiliser les membres des communautés et, après beaucoup de femmes et hommes sont venus me dire qu’il existe beaucoup de violences dans nos ménages et ils ont pris l’option de lutter contre les VSBG.

Pour un autre participant masculin, il témoigne, « nous avons un problème sérieux dans la lutte contre ces VSBG car il y a une corruption qui gangrène certains responsables au niveau de la santé, l’administration, la justice et la police .Moi je connais des cas et quand on tente de les réprimer, il y a des gens qui appellent pour ordonner leurs libérations. »

Pour la police, c’est difficile de traiter ces cas de VSBG car il y a des femmes et des jeunes filles qui demandent la libération de leurs violeurs pour des raisons de dépendance économique leurs maris. Disait, l’Officier de Police spécialisé dans la lutte contre les VSBG à Rumonge.

Ensemble, nous sommes plus forts pour servir nos communautés vulnérables

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Les trois jours dédiés au forum pays ont été marqués par des différentes présentations et discussions pour voir et renforcer la vision selon laquelle ensemble ces organisations de l’Eglise Catholique sont fortes. Le réseau Caritas Burundi avec ses Caritas diocésaines ainsi que CRS, Caritas Belgique et Cordaid sont là dans le cadre de la pastorale caritative de l’Eglise Catholique. Des messages importants et d’autres recommandations ont été formulés durant les deux premiers jours du forum pays.

Le premier discours a été prononcé par l’Evêque président de Caritas Burundi pour donner l’orientation globale de cette rencontre. « Le forum pays est une occasion offerte à tous les organismes et associations qui, au sein de l’Eglise Catholique au Burundi, interviennent dans le domaine humanitaire et dans les secteurs du développement communautaire, de la justice sociale et de la charité en faveur du Peuple de Dieu qui vit dans un pays. Ici au Burundi, ce cadre nous est offert pour évaluer ensemble, pour échanger des informations, pour nous concerter afin d’arrêter des stratégies communes, étant donné que nous sommes au service d’un même peuple. C’est surtout pour nous rappeler et prendre conscience de notre mission spécifique comme Caritas afin que nous ne soyons pas sujets à des déviations possibles.

georges forumNous devons constamment prendre conscience de ce qu’est Caritas et sa mission dans l’Eglise. Dans la lettre encyclique « Deus caritas est » du Pape Benoît XVI, la dimension de Caritas dans la mission de l’Eglise est bien clairement définie : « La nature profonde de l’Eglise s’exprime dans une triple tâche : l’annonce de la Parole (kerygma-martyria), la célébration des sacrements (leitourgia), le service de la charité (diakonia). Ce sont trois tâches qui s’appellent l’une l’autre et qui ne peuvent être séparées l’une de l’autre », disait Evêque président de Caritas Burundi, son excellence Georges Bizimana.

Il a poursuivi en disant ceci « Sachant bien que dans ce pays, il y a encore des pas à franchir, nous avons l’obligation de fournir des efforts particuliers pour contribuer à jeter les bases d’une justice sociale et d’une paix durable. Dans cet effort, la Caritas nationale joue le rôle de coordination tandis que les autres organismes et agences se doivent de respecter les consignes qu’ils se sont donnés entre eux pour se laisser coordonner, en évitant tout ce qui est de nature à semer la confusion ou à favoriser des formes de concurrence, en veillant notamment à ce que les différentes couches du Peuple de Dieu soient servies de manière juste et équitable. Il ne faudrait pas qu’une région soit favorisée aux détriments d’autres. Cette coordination est bien entendue appelée à respecter scrupuleusement le principe de subsidiarité : respecter les potentialités et les efforts qui militent en faveur de l’autonomie locale. »

forum ensemblePrenant la parole à son tour, le Secrétaire Général de Caritas Burundi Abbé Jean Bosco Nintunze a rappelé les objectifs de ce forum pays 2018 en disant ceci « en travaillant ensemble, nous sommes plus forts que séparément ». D’autres thèmes ont été développés pour éclairer les participants à ce forum sur la situation humanitaire du Burundi comme les défis liés au contexte socio-économique du Burundi présentés par le Professeur Misago Aloys , doyen de l’Institut Supérieur et du commerce de l’Université du Burundi. Il a montré que la population burundaise souffre de deux types de pauvreté, monétaire et non monétaire. En tout état de cause, 2/3 des burundais ne parviennent pas à satisfaire quotidiennement leurs besoins alimentaires et non-alimentaires de base selon cet universitaire.

Cette rencontre a vu la participation d’une chargé des urgences à la Caritas Internationalis , qui a présenté le rôle de la CI dans la coordination des actions humanitaires dans les pays membres  de la confédération en passant par les appels d’urgence. Autre chose, les participants ont échangé sur le travail de la cartographie des interventions des Caritas au Burundi pour avoir un document appelé Mapping des Interventions des Caritas présentes au Burundi ainsi que le réseau Caritas Burundi.

Caritas Burundi organise un forum pays, une rencontre d’auto -évaluation avec ses partenaires

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Caritas Burundi a organisé du 03 au 05 décembre un forum pays dans la province de Gitega au grand Séminaire pour évaluer ensemble la mission que  cette organisation de l’Eglise catholique s’est fixée qui est celui de répandre l’amour dans le pays. Les Cérémonies ont été rehaussées par les Evêques des différents diocèses de l’Eglise Catholique du Burundi, les Caritas sœurs œuvrant au Burundi comme CRS, Caritas Belgique et Cordaid, les Secrétaires Exécutifs des Caritas diocésaines, les représentants des Services d’Eglise. Cette rencontre qui est organisée chaque année depuis 2013.

evequesDans le discours d’accueil de  son excellence Monseigneur Evêque président de la Conférence des Evêques Catholiques du Burundi, Joachim Ntahondereye , a remercié tous les participants à ce forum pays qui est une occasion d’évaluer l’apport de Caritas Burundi dans le développement intégral de l’homme. « Votre présence ici,  est un témoignage éloquent que vous vous sentez tous membre de la confédération Caritas Internationalis pour avancer ensemble et servir nos populations, nous félicitons également Caritas Burundi qui organise régulièrement cette rencontre d’auto évaluation», a dit l’Evêque président de la Conférence des Evêques Catholiques lors de l’ouverture de cette rencontre.

Il a rappelé aux participants que Caritas Burundi doit s’atteler  dans l’avenir au renforcement des capacités et de la visibilité des actions de Caritas Burundi, mais aussi la solidarité et la capacité de répondre aux urgences dans ce pays qui est souvent affecté par des différentes catastrophes sans oublier le développement durable des communautés qui vise le développement intégral de l’homme. L’Evêque président a conseillé aux membres du réseau Caritas Burundi de renforcer le partenariat avec les autres pour apporter une réponse aux problèmes que vivent nos communautés. «  Réjouissez-vous du bien que les autres font sur terrain, n’en soyez pas jaloux », c’est par ces mots que le président de la CECAB a ouvert ce forum pays qui se tient à Gitega.

Les Communicateurs de 9 Caritas se renforcent mutuellement à Lomé

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Les Chargé de la communication de neuf Caritas nationales d’Afrique ont participé dans une  formation depuis lundi jusqu’à jeudi  à  Lomé au Togo autour de la Coordination du Programme A2P-DIRO. Il était invité ceux de Caritas Benin, Burkina-Faso, Burundi, Côte d’Ivoire, Madagascar, Mali, Niger, RD Congo et Togo. Autour du thème « mutualiser et partager les connaissances développées au sein des Caritas en vue d’une communication axée sur une visibilité accrue et un meilleur positionnement stratégique des Caritas dans l’environnement des Organisations de la Société Civile », les participants ont pu partager des connaissances chacun selon son domaine d’expertise pour faire avancer la communication au niveau de chaque Caritas.

diro 1Conçu pour « Dynamiser les Sociétés civiles d’Afrique francophone et de l’Océan Indien via les associations Caritas », le  programme A2P-DIRO qui a pour objectif d’Accompagnement Personnalisé de Proximité, Développement Institutionnel et Renforcement Organisationnel a organisée cette formation,  dans le but de faire le suivi des acquis des autres organisées ultérieurement, où les participants ont pris l’engagement de créer un espace solidaire de renforcement mutuel , pour que les plus outillés renforcent leurs pairs ,ainsi que la mise à jour des connaissances sur les différents aspects.

Ainsi donc, la communication pour le développement é été développé pour permettre aux chargés de la communication dans les Caritas de booster leurs communications pour le  développement durables en faveur des communautés appelées à servir. D’autres points  comme l’écriture journalistique pour avoir des articles de bonne qualité à publier ont été également développés. D’autres sujets, comme le traitement des images, la conception des maquettes de magazine, de livres et des fiches de communication ont attiré également l’attention des participants.

Comme la communication actuelle évolue également aujourd’hui très rapidement dans l’usage des technologies d’information, les participants ont suivi une formation sur la gestion des réseaux sociaux. L’administration des sites web et le référencement naturel des sites web sont des thèmes développés par les participants eux même  dans le cadre du partage des connaissances initiées par le programme A2P Diro. Les chargés de la communication ont eu la chance de suivre une présentation sur les relations avec les médias dans le but de faire rayonner leurs Caritas respectives dans leurs pays.

L’atelier a été clôturé jeudi le 22 novembre par un accompagnateur du Programme Christian qui félicité toute l’équipe d’avoir participé avec engagement et dévouement tous les 4 jours. «  Ce que vous avez eu ici comme bagage et le contact entre vous, vous  permettront  d’améliorer votre communication pour faire rayonner vos Caritas respectives », tel est le message de clôture en souhaitant aux participants bons retours dans leurs pays d’origine.

Les Chargés de la Communication ont pris la parole tour à tour pour remercier le Programme qui initiée ces partages d’expériences entre communicateurs. Ils ont demandé qu’on puisse multiplier ces rencontres pour se renforcer mutuellement.

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REVE, VISION ET MISSION DE CARITAS BURUNDI

RÊVE: Nous rêvons d'une société réconciliée où la dignité humaine est suprême, les droits de chacun promus (particulièrement les plus pauvres, les exclus et les opprimés) et l'environnement respecté.
VISION: Etre une organisation forte et dynamique, capable de contribuer à l'avènement d'une société réconciliée. MISSION: Secourir les pauvres, sensibiliser les autres à l'amour des pauvres, appuyer le développement des ménages et des organisations des producteurs.