Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Santé Mentale pour la Paix et le Développement Durable « NI ABACU » – Phase II, Caritas Burundi poursuit ses efforts pour accompagner les communautés vers une meilleure résilience psychosociale et économique. Du 30 mars au 2 avril 2026, une mission de travail a été organisée dans les diocèses de Gitega et de Bururi afin de renforcer la coordination des activités sur le terrain.
Au cœur de ce projet, deux approches complémentaires structurent l’intervention : les groupes de parole, qui offrent un espace d’écoute et de soutien psychosocial aux personnes affectées par des troubles mentaux, et les groupes AVEC (Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit), qui favorisent leur relèvement économique et leur autonomisation.
Cette mission avait pour objectif principal de rencontrer les superviseurs locaux afin d’échanger sur la planification des prochaines activités, notamment l’organisation de focus groupes qui visent à identifier les besoins spécifiques des bénéficiaires et à harmoniser les outils de collecte de données, tant pour les groupes de parole que pour les AVEC.

Le coordinateur du projet, Astère Nduwayo, a rappelé la vision globale du programme. Il a souligné que cette deuxième phase s’inscrit dans la continuité des actions menées précédemment, qui consistaient à assurer la prise en charge psychologique et médicale des personnes souffrant de troubles mentaux.
« Après leur guérison, ces personnes ont encore besoin d’un accompagnement pour retrouver leur place dans la société », a-t-il expliqué. Le projet intervient ainsi pour les aider à définir et à concrétiser des projets de vie, en leur offrant un appui sur une période de quatre ans, afin de favoriser leur autonomie et leur dignité.


La mission a également été l’occasion de distribuer des outils de travail essentiels aux acteurs de terrain. Il s’agit notamment de cahiers de suivi pour les bénéficiaires, de registres pour les superviseurs collinaires ainsi que de documents destinés à la gestion des activités d’épargne et de crédit.
Au total, le projet couvre 200 collines réparties dans plusieurs diocèses : 62 à Bururi, 62 à Gitega, 62 à Ngozi et 14 quartiers à Bujumbura.

Dans le diocèse de Gitega, le superviseur Joseph NZORUBARA s’est réjoui de la mise à disposition de ces outils. Il a rappelé que les animateurs communautaires avaient récemment bénéficié de formations et attendaient ce matériel pour mieux encadrer les groupes. « Ces outils vont nous permettre de suivre efficacement les activités d’épargne et de renforcer la gestion des groupes », a-t-il indiqué.

De son côté, l’abbé Longin BIVUGIRE, Secrétaire exécutif de l’ODAG Caritas Gitega, a salué la pertinence du projet. Il a souligné que son institution, déjà engagée dans le domaine de la santé, prend en charge des patients souffrant de troubles mentaux. « Autrefois, après leur traitement, ces patients retournaient simplement dans leurs familles. Aujourd’hui, grâce au projet “NI ABACU”, un accompagnement supplémentaire est assuré pour soutenir leur réintégration socio-économique », a-t-il affirmé.










