
Du 10 au 11 mars 2026, Caritas Burundi a organisé un atelier de renforcement des capacités sur les mécanismes de gestion des plaintes dans le cadre du projet PROTECTRICE financé par Caritas Belgique
L’atelier a rassemblé les secrétaires exécutifs des Caritas diocésaines partenaires, notamment SOPRAD Caritas Ruyigi, ODECO-Caritas Rutana et ODEDIM Caritas Muyinga, ainsi que les équipes techniques engagées dans la mise en œuvre des activités de protection communautaire.
L’objectif principal de cette rencontre était de renforcer les capacités des parties prenantes du projet sur la mise en place, la gestion et le suivi du mécanisme de gestion des plaintes, tout en garantissant un retour d’information approprié aux plaignants.
Au cours de l’atelier, les participants ont suivi plusieurs points portant notamment sur :
- la compréhension des principes de gestion des plaintes dans le cadre du projet PROTECTRICE ;
- l’identification des différents types de plaintes ;
- les étapes de traitement d’une plainte : réception, enregistrement, analyse, réponse et clôture ;
- l’application des principes de confidentialité, d’éthique et de protection des données.
La formatrice Eliane Uwitonze Chargée du suivi évaluation redevabilité et apprentissage à la CIBe appuyée par Mr Delphin TUNGAMWESE de la Caritas Burundi a présenté les différentes procédures liées à la réception, à l’enregistrement et au traitement des plaintes.
Elle a rappelé que le mécanisme de gestion des plaintes vise à offrir aux parties prenantes un espace pour exprimer leurs insatisfactions, tout en permettant au projet d’apporter des réponses appropriées aux préoccupations soulevées.
Ce mécanisme permet également de s’assurer que les plaintes provenant des bénéficiaires ou du personnel du projet soient rapidement écoutées, analysées et traitées, afin d’identifier les causes des problèmes et de mettre en place des mesures correctives et préventives.
Les participants ont également échangé sur les rôles et responsabilités des différents acteurs dans la gestion des plaintes, en mettant l’accent sur :
- la confidentialité ;
- la protection des plaignants ;
- la gestion des cas sensibles.
Des exercices pratiques et des travaux en groupes ont permis aux participants de mieux comprendre les canaux de réception des plaintes, notamment les boîtes à suggestions, les lignes téléphoniques et les relais communautaires.
Au cours des discussions, les participants ont également passé en revue certaines plaintes fréquemment exprimées par les bénéficiaires, notamment :
- des problèmes liés à la sélection des bénéficiaires ;
- la contestation des critères de sélection ;
- le sentiment d’exclusion de certaines personnes vulnérables ;
- des soupçons de favoritisme dans le choix des bénéficiaires ;
- le retard dans la distribution de l’aide ;
- l’insuffisance de l’aide par rapport aux besoins.
- le manque de respect ou d’écoute envers les bénéficiaires ;
- les cas d’exploitation ou d’abus sexuels ;
- les actes de corruption ou les demandes d’avantages en échange de services ;
- les cas d’intimidation.
- des propositions visant à améliorer la qualité des activités menées sur le terrain.
Pour Ferdinand NDARURERE, responsable des programmes à ODEDIM Caritas Muyinga, cet atelier constitue une étape importante pour améliorer la qualité des interventions : « Cet atelier nous a permis de mieux comprendre le fonctionnement du mécanisme de gestion des plaintes et l’importance de garantir aux communautés bénéficiaires un espace sûr pour exprimer leurs préoccupations. » a-t-il déclaré.

De son côté, l’abbé Edouard ICISHAKA, secrétaire exécutif adjoint de l’ODECO Caritas Rutana, a salué les connaissances acquises au cours de cette formation. « Grâce à cette formation, nous serons mieux outillés pour écouter les bénéficiaires, traiter leurs plaintes avec professionnalisme et renforcer la confiance entre les communautés et les équipes de terrain », a-t-il souligné.Selon lui, le mécanisme de gestion des plaintes permet non seulement de résoudre les problèmes, mais aussi d’améliorer la qualité et la transparence des interventions.
Le projet PROTECTRICE vise à contribuer au renforcement de la protection des personnes les plus vulnérables. Il est mis en œuvre sur 10 collines de la commune Gisuru, de la province de Buhumuza, 10 collines de la commune Busoni dans la province de Butanyerera, ainsi que 5 collines de la commune Musongati dans la province de Burunga.

















