SITE DU RESEAU CARITAS BURUNDI

Caritas Burundi renforce les capacités de son personnel sur les transferts monétaires et l’analyse du marché

Envoyer Imprimer PDF

dsc_4921

À l’heure où les crises humanitaires exigent des réponses plus rapides, plus efficaces et mieux adaptées aux réalités locales et dans une volonté d’améliorer l’efficacité de ses interventions humanitaires, Caritas Burundi a organisé une formation à l’intention de son personnel, axée sur les transferts monétaires et l’analyse du marché, deux approches désormais incontournables dans l’aide humanitaire moderne.

Du 27 au 30 avril 2026, le siège national de Caritas Burundi, à Bujumbura, a accueilli des participants venus des Caritas diocésaines ainsi que du secrétariat national. Pendant quatre jours, ces acteurs de terrain ont approfondi leurs connaissances, échangé leurs expériences et exploré des outils innovants visant à améliorer la qualité des interventions au profit des populations vulnérables.

dsc_4908

La formation a été animée par Madame Laura Phelan, Conseillère régionale Cash au sein du programme EMPOWER de Catholic Relief Services (CRS), experte mandatée pour accompagner la révision du dispositif et renforcer les capacités techniques des équipes.

« Donner aux personnes les moyens de choisir elles-mêmes ce dont elles ont besoin est une manière plus respectueuse et plus efficace d’intervenir, qu’il s’agisse d’argent liquide, de transferts via mobile money ou de coupons. Cette méthode s’adapte aux réalités du terrain tout en stimulant l’économie locale. En plaçant les bénéficiaires au centre des décisions, les transferts monétaires favorisent leur autonomie et renforcent leur dignité, tout en apportant une réponse plus flexible aux crises », a souligné Madame Laura Phelan, formatrice.

Cependant, pour que cette approche produise les effets escomptés, une condition essentielle doit être remplie : le bon fonctionnement des marchés locaux. A cet effet, il est important d’analyser le marché, l’outil clé pour évaluer la disponibilité des produits, surveiller les fluctuations des prix et anticiper les risques. « Une analyse rigoureuse du marché permet d’éviter des conséquences indésirables comme l’inflation ou les ruptures de stock», a expliqué la formatrice.

dsc_4863

À travers une combinaison d’exposés théoriques et d’exercices pratiques, les participants ont consolidé leurs compétences dans plusieurs domaines clés :

  • la conception des programmes de transferts monétaires adaptés ;
  • le choix des modalités de distribution les plus pertinentes ;
  • la gestion et la mitigation des risques ;
  • le suivi et l’évaluation des interventions.

L’acquisition de ces compétences vise garantira, sans doute, la réalisation des actions plus ciblées, plus efficientes et mieux alignées aux besoins réels des communautés.

Avec cette initiative, Caritas Burundi réaffirme sa volonté de s’aligner sur les standards internationaux de l’action humanitaire et d’adopter des approches innovantes, centrées sur les personnes. Dans un contexte marqué par la complexité croissante des crises, l’organisation fait le choix stratégique d’investir dans le renforcement des capacités de son personnel. Une démarche essentielle pour offrir des réponses plus pertinentes, durables et respectueuses de la dignité des populations accompagnées.

Soulignons que le programme EMPOWER CWARO vise à renforcer durablement les capacités humanitaires des organisations confessionnelles nationales ainsi que d’autres organisations locales stratégiques, afin qu’elles prennent le devant dans une dynamique de préparation et la réponse aux crises humanitaires.


BULLETIN TRIMESTRIEL JANVIER MARS 2026

Envoyer Imprimer PDF

Chers partenais, nous vous invitons  à téléchargez notre bulletin et restez informés de nos actions sur le terrain  en cliquant sur le tritre lien ci-dessous 

https://drive.google.com/file/d/1ohC70x3yw3nP_0yNsI14rw6x95LP_FN8/view?usp=drive_link


Bururi : Caritas renforce les capacités des animateurs communautaires engagés dans la santé mentale

Envoyer Imprimer PDF

img-20260411-wa0032

Bururi, 9 avril 2026 – Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Santé mentale pour la paix et le développement durable au Burundi », la Caritas Bururi a organisé une mission de terrain dans les localités de Gitaza, Magara et Rumonge. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de suivi rapproché, d’accompagnement et de renforcement des capacités des acteurs communautaires œuvrant en faveur du bien-être psychosocial des populations.

Au cours de cette mission, le Superviseur du projet NABACU de Caritas Bururi a rencontré les huit animateurs communautaires actifs dans ces zones d’intervention, couvrant les communes de l’ancienne province de Rumonge. Ces échanges ont permis d’évaluer les activités déjà menées, d’identifier les principaux défis rencontrés sur le terrain et de consolider l’engagement des animateurs dans leur rôle essentiel de sensibilisation et d’accompagnement psychosocial

img-20260411-wa0037

Dans le but d’améliorer leurs conditions de travail, huit kits comprenant chacun un sac à dos, un registre, un parapluie et du matériel de bureau ont été remis aux animateurs. Ces équipements aideront à faciliter l’organisation des activités, à renforcer la collecte de données et à répondre aux contraintes logistiques auxquelles les animateurs sont régulièrement confrontés.

Les bénéficiaires n’ont pas caché leur satisfaction face à cet appui matériel. Ils ont exprimé leur profonde reconnaissance envers la Caritas Bururi pour ce geste qu’ils considèrent comme un facteur important dans l’accomplissement de leur mission. Leur gratitude s’est également étendue à la Caritas Burundi, saluée pour son engagement constant en faveur de la promotion de la santé mentale et du bien-être des communautés.

Les animateurs ont, par ailleurs, réaffirmé leur détermination à poursuivre leurs actions sur le terrain, convaincus que la santé mentale constitue un pilier essentiel de la cohésion sociale, de la paix et du développement durable.

Distribution de l’assistance d’avril aux réfugiés : un soutien vital, mais encore insuffisant

Envoyer Imprimer PDF

dsc_4686

Depuis le 7 avril, une vaste opération de distribution de l’assistance mensuelle est en cours dans les camps de réfugiés de Busuma, Musenyi, Bwagiriza et Nyankanda. Cette intervention est mise en œuvre par le Programme Alimentaire Mondial (PAM), en partenariat avec Caritas Burundi, dans le but de répondre aux besoins essentiels des populations déplacées.

Sur le terrain, les modalités d’appui varient selon les sites. Dans le camp de Busuma, chaque bénéficiaire reçoit une allocation mensuelle de 38 000 francs burundais, destinée à couvrir les dépenses de base surtout l’alimentation. Dans les camps de Musenyi, Nyankanda et Bwagiriza, les réfugiés perçoivent quant à eux un montant de 30 000 francs burundais par personne, complété par une ration d’huile 562 gramme par individu et par mois.

dsc_4689

Si cette assistance constitue un soulagement indéniable pour les ménages, elle reste toutefois en deçà des besoins réels. La hausse continue des prix sur les marchés locaux fragilise davantage le pouvoir d’achat des réfugiés. « Cette assistance nous aide à survivre, mais elle ne suffit pas pour vivre dignement », témoignent certains  bénéficiaires rencontrés lors des distributions.

Dans ce contexte de précarité persistante, certaines tensions commencent à émerger au sein des camps. Des cas de vols sont signalés, traduisant le désespoir de certaines familles confrontées à un manque criant de ressources. Par ailleurs, quelques réfugiés prennent des risques importants en quittant clandestinement les camps pour retourner chez eux « Mieux vaut risquer les balles que mourir de faim », confie un réfugié, exacerbant le désespoir croissant au sein des communautés

Face à cette situation préoccupante, les réfugiés lancent un appel pressant à la communauté humanitaire pour une augmentation de l’assistance alimentaire et non alimentaire. Parmi les priorités évoquées figurent la reprise des distributions alimentaires, l’augmentation des allocations en espèces, ainsi qu’un appui accru en matière d’abris. En effet, de nombreuses familles vivent encore dans des conditions extrêmement précaires, certaines étant contraintes de s’entasser dans des huttes insuffisamment adaptées. Le besoin en couvertures se fait également ressentir, notamment en cette période marquée par des températures fraîches.

dsc_4707

Malgré les efforts constants des acteurs humanitaires, la situation dans les camps de réfugiés demeure fragile et appelle à une mobilisation accrue. Garantir des conditions de vie dignes à ces populations reste un impératif humanitaire urgent, nécessitant un engagement renforcé de l’ensemble des partenaires.



Santé mentale et relèvement économique : Caritas Burundi renforce les actions communautaires du projet « NI ABACU » – Phase II

Envoyer Imprimer PDF

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Santé Mentale pour la Paix et le Développement Durable « NI ABACU » – Phase II, Caritas Burundi poursuit ses efforts pour accompagner les communautés vers une meilleure résilience psychosociale et économique. Du 30 mars au 2 avril 2026, une mission de travail a été organisée dans les diocèses de Gitega et de Bururi afin de renforcer la coordination des activités sur le terrain.

Au cœur de ce projet, deux approches complémentaires structurent l’intervention : les groupes de parole, qui offrent un espace d’écoute et de soutien psychosocial aux personnes affectées par des troubles mentaux, et les groupes AVEC (Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit), qui favorisent leur relèvement économique et leur autonomisation.

Cette mission avait pour objectif principal de rencontrer les superviseurs locaux afin d’échanger sur la planification des prochaines activités, notamment l’organisation de focus groupes qui visent à identifier les besoins spécifiques des bénéficiaires et à harmoniser les outils de collecte de données, tant pour les groupes de parole que pour les AVEC.

dsc_4504

Le coordinateur du projet, Astère Nduwayo, a rappelé la vision globale du programme. Il a souligné que cette deuxième phase s’inscrit dans la continuité des actions menées précédemment, qui consistaient à assurer la prise en charge psychologique et médicale des personnes souffrant de troubles mentaux.

« Après leur guérison, ces personnes ont encore besoin d’un accompagnement pour retrouver leur place dans la société », a-t-il expliqué. Le projet intervient ainsi pour les aider à définir et à concrétiser des projets de vie, en leur offrant un appui sur une période de quatre ans, afin de favoriser leur autonomie et leur dignité.

dsc_4476

dsc_4513

La mission a également été l’occasion de distribuer des outils de travail essentiels aux acteurs de terrain. Il s’agit notamment de cahiers de suivi pour les bénéficiaires, de registres pour les superviseurs collinaires ainsi que de documents destinés à la gestion des activités d’épargne et de crédit.

Au total, le projet couvre 200 collines réparties dans plusieurs diocèses : 62 à Bururi, 62 à Gitega, 62 à Ngozi et 14 quartiers à Bujumbura.

dsc_4498

Dans le diocèse de Gitega, le superviseur Joseph NZORUBARA s’est réjoui de la mise à disposition de ces outils. Il a rappelé que les animateurs communautaires avaient récemment bénéficié de formations et attendaient ce matériel pour mieux encadrer les groupes. « Ces outils vont nous permettre de suivre efficacement les activités d’épargne et de renforcer la gestion des groupes », a-t-il indiqué.

dsc_4468

De son côté, l’abbé Longin BIVUGIRE, Secrétaire exécutif de l’ODAG Caritas Gitega, a salué la pertinence du projet. Il a souligné que son institution, déjà engagée dans le domaine de la santé, prend en charge des patients souffrant de troubles mentaux. « Autrefois, après leur traitement, ces patients retournaient simplement dans leurs familles. Aujourd’hui, grâce au projet “NI ABACU”, un accompagnement supplémentaire est assuré pour soutenir leur réintégration socio-économique », a-t-il affirmé.


Page 2 sur 15