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Au cours d’une visite des réfugiés Congolais au Burundi , les Évêques de la région de l’Afrique Centrale s’engagent à plaider pour eux

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En marge de la réunion du comité permanent de l’Association de la Conférence des Evêques de l’Afrique Centrale (ACEAC) qui se tient au Grand Séminaire Jean Paul II  de Gitega dans la deuxième ville du Burundi, les  Evêques de la région ont effectué une visite au près des réfugiés congolais qui se trouvent à l’est du Burundi dans le diocèse de Ruyigi.

Communiqué de l'ACEAC après la réunion au Grand séminaire Jean Paul II de GITEGA

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Malgré le désespoir et le désarroi  que vivent les réfugiés congolais dans le Camp de Bwagiriza  de la Province de Ruyigi dans le même diocèse, vendredi le 12 janvier 2018 était une journée extraordinaire. Ils étaient tous aux anges. Leurs pères évêques des différents diocèses  de l’Eglise Catholique de la République Démocratique du Congo étaient venus voir leurs brebis qui vivent des conditions déplorables  depuis plus de 20 ans.

« Nous répondons au message de notre Pape de partager le chemin avec les migrants et les réfugiés en  faisant le choix de venir ici dans le camp de Bwagiriza pour soutenir les réfugiés congolais qui vivent ici loin de leurs compatriotes. C, est la troisième visite que nous effectuons dans les camps des réfugiés après Mahama au Rwanda et au Congo. » a déclaré l’Evêque du Diocèse de Ruyigi dans  son message d’accueil.

11 évêques de la région de l’Afrique Central étaient présent à ce grand rendez-vous, trois du Burundi le pays hôte, trois du Rwanda et 6 de la RDC. Ces réfugiés avaient retrouvé une journée de joie avec leurs évêques. Une grande messe œcuménique  a été célébrée par Dieudonné Ulingi , Evêque du Diocèse de Bunia de la RDC. Dans un swahili congolais,  les chrétiens réfugiés entonnaient des champs avec une danse typiquement congo , une façon de revivre l’ambiance du Congo au Camp.

refugies congo

Après la messe, les représentants des réfugiés ont pris la parole pour remercier ces Evêques de l’ACEAC et ont en même temps exprimé leurs sentiments. « Cette visite nous donne encore de la force et cela nous renforce comme réfugiés, nous nous sentons valorisés même si le monde ne nous a pas aimés .Nos compatriotes réfugiés se sentent délaissés et abandonnés. Nous espérons que nos pères qui ont fait ce déplacement vont continuer le plaidoyer à nos trois gouvernements pour stabiliser la région » a dit le représentant des réfugiés

Au nom de la Coordination des confessions religieuses du Camp Stéphane Mutabazi  a demande à ces Evêques d’organiser une conférence tripartite pour la paix dans les pays des Grands – Lacs. Une rencontre qui pourrait se tenir sous l’égide de la coordination épiscopale de la région pour identifier les causes réelles des conflits dans nos pays et la recherche des solutions concrètes  à y  apporter.

«  Il n’est pas normal que nos pays soient à la fois des lieux où les voisins en fuite se réfugient mais aussi où les nationaux se trouvent en détresse .Que cachent ces manigances ?  Beaucoup de nos concitoyens sont des chrétiens , de même que les gestionnaires dont vous êtes pères spirituels , influencez - les» a conclu ce représentant des confessions religieuses du Camp.

L’Evêque du Diocèse de Kabwayi au Rwanda , monseigneur Smaragde Mbonyintege en même temps , Président de l’ACEAC a prononcé au nom de la région un discours qui a réconforté ces réfugiés. « C’est triste de vous voir ici mais c’est aussi encourageant de vous voir avec cette joie et cette belle mélodie. C’est incroyable, il doit y avoir quelque chose derrière ça ; c’est la joie du christ. En venant ici nous répondons à l’appel du Pape de soutenir les migrants. Nous vous garantissons d’être vos portes paroles, nous allons parler pour vous , si vous allez mendier , nous allons mendier avec vous, si vous pleurez , nous allons pleurer avec vous. Nous allons partager la peine. C’est d’ailleurs la raison de notre visite ici. Nous savons que c’est dur de vivre loin de sa famille, loin de ses compatriotes », un message hautement applaudi par ces réfugiés. Le président de l’ACEAC a donné l’occasion au Coordinateur de la section migrant et réfugiés à Rome dans la région Afrique Abbé Lambert Taunamou qui a rappelé quatre verbes qui résument la campagne partager le chemin lancé par le Pape: Accueillir, Protéger, Promouvoir et Intégrer les réfugiés.

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Ces évêques Catholiques de la région ont du pain sur la planche car la zone est victime de beaucoup de turbulences qui engendrent beaucoup de déplacements. Ces réfugiés Banyamulenge vivent dans les camps du Burundi depuis bientôt 20 ans. Des enfants qui sont nés dans les Camps sont aujourd’hui des adultes et commencent à fonder leurs familles. Certains sont considérés dans ce  camp  comme des apatrides et sont à la recherche des pays d’accueil. Au moins plus de 50 000 Congolais vivent dans des différents Camp au Burundi. Il y a quelques mois l’ACEAC a visité le Camp de Mahama au Rwanda qui abrite plus de 50 milles burundais. Ils étaient porteurs du même message. «  Nous partageons le chemin comme vos pères »

Mise à jour le Dimanche, 21 Janvier 2018 09:41

Plus de 12 000 ménages de la province de Cankuzo dans le diocèse de Ruyigi affectés par des pluies mêlées de grêle

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C’était le  8 janvier 2018 à partir de 14 heures quand des pluies mêlées de grêle ont emporté des champs et maisons au centre urbain de Cankuzo et sur la colline de MUTERERO à l’est du Burundi dans le diocèse de Ruyigi. Les habitants de ces deux localités vivent le désarroi total.

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D’après les informations recueillies par SOPRAD Caritas Ruyigi, 12 840 ménages dont 12000 du centre de CANKUZO et 840 de la colline de Muterero ont été victimes de cette catastrophe, faisant en tout 12 840.7 maisons ont été détruites au centre de Cankuzo, y compris une annexe de l’hôpital de CANKUZO qui abrite un  Centre De Dépistage Volontaire(CDV). Les dossiers des patients et les registres ont été altérés.

Selon l’administration de Cankuzo, à peu près 800 tôles ont été mises à terre par le vent, laissant les habitants dans un désastre sans nom. Même les tôles qui sont restées sur les maisons ont été trouées par la grêle.

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Les champs de maïs, de maniocs, de patates douces, de haricots, de bananiers et de pomme de terre ont été endommagés. En tout état de cause , la population de ces deux collines n’aura rien comme récolte  au cours de cette saison culturale.

 Pire encore, les habitants de cette localité ne pourront pas avoir des semences pour la saison B si les âmes charitables ne leur viennent pas en aide. Pour le moment, ils ont besoins d’une assistance alimentaire pour leur survie.

Les ustensiles de cuisines ont été altérés par la grêle, et ceux dont les maisons ont été détruites dorment à la belle étoile et ont besoin des tôles pour la couverture de leurs maisons.

Dans les marais et bas-fonds, les champs de riz et d’autres cultures maraichères ont été emportés par des inondations.

Les enfants risquent d’avoir des maladies liées à la mauvaise alimentation parce que les champs légumiers ont été tous détruits.

Les autorités administratives, religieuses et la SOPRAD CARITAS RUYIGI lancent  un appel aux âmes charitables de venir en aide à cette population de CANKUZO dans le Diocèse de Ruyigi victime de cette tragédie pour qu’une assistance alimentaire soit une priorité afin de limiter les dégâts qui pourraient être causés par la disette en perspective.  

                                                                                                                                          

                                                                                                                                               Juvénal NDAYIZEYE

                                                                                                                                                P.F Communication,

                                                                                                                                                 SOPRAD-CARITAS RUYIGI

Mise à jour le Mercredi, 10 Janvier 2018 14:40

Plus de 12 000 rapatriés depuis le mois de septembre jusqu’au 31 décembre 2017

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Grâce au soutien financier du Haut Commissariat des Réfugiés (HRC) , Caritas Burundi contribue à l’accueil dans la dignité des rapatriés. L’opération  a commencé au mois de septembre jusqu’au 31 décembre 2017. En tout,  plus de 12800 ont été accueilli dans 4 centres établis au nord, à l’est, au Sud et à l’Ouest du pays.

photo site rapa

Presque toutes les personnes qui sont rentrées dans le pays provenaient de la Tanzanie dans les Camps de Nduta et Mutenderi. Les membres de Caritas Burundi à tous les niveaux ont été mobilisés pour contribuer à cette activité. Quatre Caritas diocésaines ont travaillé conjointement avec  la Caritas Nationale. Les centres d’accueil ont été installés dans les diocèses de Bururi, Bujumbura, Muyinga et Ruyigi. Caritas Burundi s’occupait  de la distribution des vivres et non vivres avec un transfert de cash aux rapatriés. Ces moyens ont été mobilisés par le HCR et le PAM. Les différents partenaires ont félicité Caritas Burundi pour avoir très actif pour contribuer auprès du gouvernement et d’autres partenaires.

 « Nous sommes très confiant à Caritas Burundi que l’accueil sera bien organisé vu l’engagement et la disponibilité de Caritas à Mabanda pour accueillir les rapatriés » a dit le chef de mission du Haut Commissariat des Réfugiés dans la province de Makanda lors d’un convoi. Pour le représentant du gouvernement,  c’est une bonne chose d’avoir des bons partenaires pour aider la réussite de cette opération.  Caritas Burundi,  le principal partenaire local a mise en place des équipes d’accueil dans toutes les diocèses qui sont impliqués dans l’accueil.

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La majorité des personnes qui sont rentrées   sont originaires des provinces Makamba , Rutana ,Ruyigi, Kirundo , Karuzi et Cibitoke des provinces qui sont affectées par une insécurité alimentaire selon plusieurs rapports . Malgré le kit de retour qu’ils ont bénéficié, la majorité de ces rapatriés n’ont pas de maison et certains d’entre eux sont des sans terres. Des cas des familles rentrés  sans référence ont été constatés surtout pour ceux qui sont nés en Tanzanie et qui ont fondés leurs familles dans les camps. Certains estiment que ce seraient mieux d’avoir des houes et des semences pour survivre juste après. De jeunes dames  de moins de 18 ans rentrent avec des enfants nés dans les  camps, ce qui risque d’aggraver la situation humanitaire  déjà précaire dans ces  provinces d’accueil. « Moi j’avais 15 ans et j’étais jeune fille , je me suis mariée avec un homme dans le camp et nous avons eu trois, mon ancien n’a pas voulu rentrer avec moi, il parait qu’il a une autre femme » nous a révélée une jeune dame qui rentre.

Caritas Burundi répond à l’appel du Saint Père, le Pape François qui a lancé en juin 2017 une campagne dénommée partager le chemin avec les migrants. Au Burundi, les déplacés internes et externes sont comptés en centaines de milliers et ceux-là rentrent dans la catégorie des plus vulnérables. 

Caritas Burundi s’engage à la protection de l’environnement avec la création des quartiers écologiques dans les villes

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Caritas Burundi a signé un partenariat avec l’Encadrement des Constructions Sociales et Aménagement de terrains «  ECOSAT» en sigle visant la protection de l’environnement et la promotion de l’habitat. Ce partenariat vient dans le cadre de renforcer le partenariat pour l'intérêt de la nature .

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Dans son objectif de renforcer la protection de l’environnement et la gestion responsable des ressources naturelles, cette organisation de l’église catholique se veut exemplaire dans la création des quartiers dit écologiques. Dans la genèse,  après la création de la terre et son environnement, Dieu a responsabilisé l’homme  «  Va transformer le monde ». « Dans l’audatus du Pape il appelle tous les chrétiens du monde à protéger la terre. C’est notre maison .Je suis très heureux de voir ce partenariat entre Caritas Burundi et Ecosat qui répond aux préoccupations du Pape. »  a révélé  son excellence Monseigneur Georges Bizima président de Caritas Burundi aux personnels de Caritas Burundi et de l’Ecosat lors de la signature de cette convention.

Avec ce partenariat, Caritas Burundi va contribuer à la protection de l’environnement aux quartiers aménagés par l’Ecosat. Cette entreprise publique de plus de 30 ans a déjà viabilisé beaucoup de quartiers dans la ville de Bujumbura , Gitega , Ngozi et Rumonge. L’environnement laisse à désirer dans certains nouveaux quartiers qui deviennent de plus en plus désertique dans une zone où la pluie tombe 9 mois sur 12 mois.

ecosat 2 Deux nouveaux quartiers sont en cours de viabilisation, il s’agit de Nyabugete 5  dans le sud de la Capitale  dans la zone  Kanyosha et dans la localité de Kigaramango à l’ouest de la ville à Kajaga. Avec ce partenariat signé  jeudi le 21 décembre, Caritas Burundi va s’occuper de la plantation des arbres pour que ces quartiers respectent les normes environnementales. « C’est vraiment déplorable de voir que dans tout le quartier , il n’ y a aucun arbre qui puissent procurer  du bon vent  aux habitants alors que c’est possible. Regarder les anciens quartiers comme Rohero, Kinindo et Kiriri , pourquoi eux ont planté des arbres mais que cela ne marche pas dans d’autres quartiers ? » a dit le secrétaire général de Caritas Burundi Abbé Jean Bosco Nintunze en rappelant que ce  partenariat vise le bien être de la population et cela colle avec les Objectifs de Développement Durable.

Du côté  de l’Ecosat , le directeur général Désiré Masumbuko a salué ce partenariat dans la protection de l’environnement et la promotion de l’habitat. « Ensemble, nous avons plus de forces et nous pouvons mobiliser beaucoup de moyens en faveur de la nature » a déclaré le Directeur Général en précisant l’intérêt de protéger l’environnement des nouveaux quartiers aménagés.

Mise à jour le Vendredi, 22 Décembre 2017 06:34

L’ODAG Caritas Gitega préoccupée par l’intégration socio économiques des enfants vivants avec handicap

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L’ODAG Caritas Gitega a organisé le 15 décembre au centre urbain de Gitega , une réunion d’échanges sur l’intégration socio culturelles et économiques des enfants et jeunes vivants avec handicap dans le diocèse de Gitega. Les représentants de l’administration, les représentants des organisations des personnes vivant avec  handicap, les représentants du ministère de l’éducation et le ministère de la santé publique étaient tous invités pour contribuer à cette rencontre.

Au centre des débats, il s’agissait de passer en revue les différents types  et degré d’handicap présent  dans la communauté. Des cas d’handicap mental, physique et sensoriel sont souvent remarqués dans l’archi diocèse de Gitega et sont traités dans certains centres de santé appartenant à l’ODAG Caritas Gitega .Les congrégations des sœurs Bene Tereza  et Bene Bernadette  de Gitega sont principalement engagés dans la prise  en chargé des différents types d’handicap. Elles sont soutenues par une organisation néerlandaise  la fondation Liliane. 

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