«N’aimons pas en paroles, mais par des actes» : c’est le thème du message du Pape François, en vue de la première Journée mondiale des Pauvres, qui se tiendra le 19 novembre prochain, 33e dimanche du Temps Ordinaire, avant la Solennité du Christ-Roi.

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« Vivons réconciliés, vivons en paix » tel est le thème de la semaine de la paix du 17 au 24 septembre 2017

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Son Excellence Monseigneur l’Archevêque de Bujumbura Ngoyagoye Evariste a lancé dimanche le 17 Septembre la semaine dédiée à la paix. Les cérémonies d’inauguration ont été organisées dans une messe qui a été célébrée à la paroisse Regina Pacis de Kinindo. Dans son homélie, son excellence monseigneur Evariste Ngoyagoye a rappelé qu’on ne peut pas prétendre à la paix quand il n’y a pas de justice et du pardon.

ngoyagoye rogne

Après la messe une série de présentations a été faite dans une des salles de la paroisse Kinindo pour faire entrer les participants dans une semaine de la paix qui sera clôturée dimanche le 24 septembre au mont Sion à Bujumbura. Des chants de la paix ont été entonnés par des femmes actrices de  la paix encadrés par la Commission   Justice et Paix du Diocèse de Bujumbura.

Tous les orateurs du jour ont rappelé que la paix n’a pas de prix en appelant tous les burundais à œuvrer pour la paix. « Nous avons été victimes des crises qui se sont répétées au Burundi depuis l’indépendance jusqu’en nos jours et  nous ne voulons pas laisser à nos enfants  le même essor », a lancé ces mots aux invités le président du comité de pilotage de ce projet Docteur Aloys Misago.

Cette semaine est ouverte au moment ou le monde se prépare à célébrer la journée internationale  de la paix pour tous les 21 du mois de septembre. Cette année sous le thème « Vivons réconciliés, vivons en paix » beaucoup d’activités seront organisées à Bujumbura et dans d’autres diocèses. Des conférences seront organisées à l’Université de Ngozi mardi le 19 septembre et dans le diocèse de Gitega à l’Université Polytechnique. Des manifestations culturelles des jeunes pour la paix seront organisées par les Nations Unies au centre jeune Kamenge et la semaine sera clôturée par un pèlerinage pour la paix à Mon Sion dimanche le 24 septembre.

chretiens de kinindo

Depuis 2013, Caritas Burundi en partenariat avec l’Atelier Ecole de la foi, la Chaire Unesco  de l’Université du Burundi organise des conférences sur la culture de la paix et du dialogue. L’Objectif étant d’amener les gens à apprendre à vivre ensemble et de manière constructive dans cet environnement multi ethnique et multiculturel.

Les cérémonies d’ouverture de la semaine dédiée à la paix ont vu la participation des représentants du gouvernement, les représentants du peuple, les professeurs ainsi que les jeunes et les organisations engagées dans la recherche de la paix au Burundi.

    

Le Diocèse de Ngozi via son Bureau d’Appui au Développement et à l’Entraide Communautaire BADEC Caritas Ngozi engagé dans l’éducation des enfants

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La direction de l’Ecole Fondamentale (ECOFO) Sainte Bernadette de Muremera  implantée au Quartier MUREMERA, Commune, Zone et Province Ngozi a procédé à l’ouverture de l’année scolaire édition  2017-2018 ce lundi le 11 Septembre 2017. Le point focal communication du BADEC-Caritas Ngozi s’est rendu sur les lieux pour s’enquérir de la situation. La Directrice de cette école, Sœur Noë lline KANAWERA nous retrace ici, la genèse de cette école et enfin l’état des lieux le jour de la rentrée scolaire.

ngozi rogn

Le Diocèse de Ngozi a mis en place un orphelinat dénommé « Orphelinat Miséricorde Divine Demeure des Anges de Muremera », unique dans la province de Ngozi pouvant accueillir des enfants de 0 à 6 ans. A cet âge, l’enfant a beaucoup plus besoin d’une assistance et c’est dans cette logique qu’est née l’idée d’une mise en place d’une école fondamentale  « Ecole Sainte Bernadette » à proximité de l’Orphelinat pour accueillir les enfants de l’orphelinat qui n’ont pas pu s’intégrer dans les familles d’origine en plus des enfants de la localité de l’orphelinat.

Au cours de cette année scolaire, les effectifs des élèves s’élèvent à 107 à l’école maternelle (1ère, 2ème et 3ème  maternelle), et 461 à l’ECOFO (de la 1ère à la 9ème année).

En outre cette école ne bénéficie pas du soutien de l’Etat en matière des enseignants et du matériel scolaire. Selon toujours  la Directrice, l’année scolaire édition 2017-2018  commence avec  un manque criant des enseignants en suffisance  suite à la suspension des professeurs vacateurs venus des écoles publiques, un nombre insuffisant des livres et autres manuels didactiques. Les solutions envisagées dans l’urgence sont d’organiser un calendrier provisoire pour les enseignements en attendant l’arrivée de nouveaux enseignants recrutés et,  enfin emprunter les livres dans les autres établissements scolaires. Elle termine en demandant aux bienfaiteurs, le soutien en ressources humaines et en  matériels scolaires.

Notons que le Diocèse de Ngozi a confié la gestion de cette  école au  Bureau d’Appui au Développement et à l’Entraide Communautaire BADEC Caritas Ngozi .

                                                                                                                NKURUNZIZA Marius

                                                                                                                PFC au BADEC-Caritas Ngozi

La sécurité alimentaire des ménages relativement améliorée mais des réserves très limitées

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Les informations récoltées par Mvam du PAM Burundi en partenariat avec Caritas Burundi montrent qu’au cours du mois de juillet 2017, 71% des informateurs clés estiment que la situation de la sécurité alimentaire s’est  améliorée  par rapport au mois de juin 2017. 21% trouvent qu’elle est restée identique alors que 8% pensent qu’elle s’est plutôt détériorée. Au niveau de la composition des repas il faut noter qu’environ 53% consommerait moins de 4 groupes d’aliments, 43% jusqu’à 5 groupes et 4% plus de 5 groupes d’aliments. Le taux de consommation des légumineuses dans les ménages atteint 98% au cours du mois de juillet 2017.

 L’amélioration globale de la situation de la sécurité alimentaire, tout comme au mois dernier, s’explique toujours par la pleine récolte généralisée de la saison 2017B. Cependant dans 66% des cas en province Kirundo, 50% des cas en province Karusi et 33% des cas en province Kayanza les informateurs clés parlent déjà d’une détérioration du régime alimentaire par rapport au mois de juin 2017. Les informateurs clés signalent que dans les provinces de Kirundo, Karusi et Kayanza certaines stratégies comme « dormir sans manger », « réserver la nourriture pour les enfants », « vente des biens productifs », « vente accélérée des animaux » et « migrations économiques saisonnières » sont fréquentes dans plus d’un cas sur trois. Par ailleurs mais juste par appréciation qualitative, 41% des  informateurs dans les différentes communautés estiment qu’il y aurait plus de cas de malnutrition comparée à la même période d’une année normale et surtout dans les provinces de Kirundo, Karusi, Gitega, Rumonge et Ruyigi.

 Il est aussi important de mentionner que dans 10 des 18 provinces, les maladies humaines sont rapportées comme étant de grande ampleur selon plus de 50% de ces mêmes  informateurs. Il s’agit des provinces Gitega, Kirundo, Makamba, Muramvya, Mwaro, Ngozi, Rutana, Ruyigi et Rumonge. La cartographie de visualisation des cas de paludisme montre que les mêmes provinces sont les plus affectées par le paludisme selon  Ocha.

Enfin, le faible niveau de production des ménages ainsi que la réduction progressive des opportunités d’accès aux revenus monétaires constituent l’entrave majeure à l’accès alimentaire des ménages dans le pays. A l’approche de la période de soudure (septembre-décembre), le renchérissement des biens essentiels, la dépréciation continuelle de la monnaie locale ainsi que l’accueil imminent des populations retournées en provenance des pays voisins sont autant de facteurs qui risquent de détériorer rapidement une situation de la sécurité alimentaire déjà précaire.

L’heure de la vérité, le pardon et la réconciliation à la SOPRAD Caritas Ruyigi

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Après 13 ans que la  Commission diocésaine Justice et Paix du diocèse de Ruyigi  organise des journées dédiées à la paix et à la justice. Cette année dédiée à la pastorale justice et paix, des activités ont été organisées  avec un objectif de réconcilier les citoyens de la province  Ruyigi et Cankuzo divisés par les crises répétitives qui ont secoué le pays depuis plusieurs décennies.

Dimanche le 10 septembre, la journée diocésaine justice et paix a été célébrée au chef-lieu du diocèse, dans la cathédrale « martyrs de l’Ouganda de Ruyigi ». Une neuvaine centrée sur les thèmes du pardon et de la réconciliation  a été organisée pour marquer le début de cette journée ainsi qu’une  veillée  de prière  toute la nuit  .Ces cérémonies ont vu la participation des artisans de paix, membres des commissions paroissiales justice et paix des 17 paroisses du Diocèse de Ruyigi. «Connaissons la vérité sur les événements horribles du passé, demandons-nous pardon en toute liberté et réconcilions –nous » tel est le thème de cette année.

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Les cérémonies ont été également marquées  par le dépôt des gerbes de fleurs à  une fosse commune des  personnes tuées pendant la crise de 1993.

L’évêque du diocèse de Ruyigi, le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, les autorités provinciale et communale de Ruyigi, les curés des paroisses de la région pastorale  de Buyogoma ainsi que les artisans de paix ont eu le privilège d’honorer la mémoire des disparus au cours des différentes tragédies qu’a connu le pays.

Pour témoigner de l’engagement à renforcer la paix, une foule nombreuse a  marché au chef lieu de la province Ruyigi accompagné de la Croix  signe de notre foi. La croix  a été installée devant la cathédrale de Ruyigi.

Pour concrétiser le pardon et la réconciliation. Les victimes des désastres des années passées ont eu l’occasion de donner leurs témoignages  tandis que ceux qui ont pris le risque de  protéger des personnes  poursuivies par les tueurs ont été considérés comme les piliers de la solidarité.

Après les témoignages des victimes, un   moment crucial est arrivé. Les bourreaux ont  osé se confesser publiquement en présence des victimes. Ils ont  demandé pardon aux victimes  en reconnaissant leurs sales besognes.« La profondeur des plaies causées par la disparition des nôtres est très difficile à penser mais avec  l’exemple de Jésus sur la croix en  pardonnant  à ses bourreaux moi aussi je  dit que je vous  pardonne » a déclaré au public  une des victimes .Le public a  acclamé  les larmes aux yeux. Certains tombent par terre, d’autres pleurent  suite aux émotions.

Mise à jour le Jeudi, 14 Septembre 2017 08:04 Lire la suite...

« Fondés dans le Christ, œuvrons pour la paix dans la vérité », tel est le message de nos évêques

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Au cours de l’Assemblée Plénière ordinaire de la Conférence des Evêques Catholiques du Burundi tenue dans les enceintes de l’Archevêché de Bujumbura, du 06 au 08 septembre 2017, les Evêques ont lancé  un message à tous les  fidèles et à tous les Burundais. Le message a été lu pendant les messes dominicales du 10 septembre 2017 sur tout le territoire burundais.

Ce message porte le titre suivant: « Fondés dans le Christ, œuvrons pour la paix dans la vérité ». Il s’agit d’un prolongement du message que les Evêques avaient publié le 09 juin 2016 où ils avaient rappelé qu’il ne peut y avoir de paix que fondée dans la vérité et la justice. Le présent message vise principalement à préciser l’identité et la mission de l’Eglise catholique et à donner des conseils au peuple burundais pour trouver des solutions adéquates à la situation d’impasse  que vit le pays.

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C’est par l’amour qu’ils  portent pour leur cher pays et en vertu de la mission qui  leur est confiée en tant que successeurs des Apôtres, que les Evêques s’adressent au peuple burundais, en sachant que leur mission spécifique est  d’éveiller les consciences.

Les Evêques précisent que l’Eglise catholique est la famille de Dieu fondée sur Jésus Christ crucifié parce qu’il a refusé de trahir la  vérité et l’amour, qui est mort et ressuscité, s’avérant ainsi la pierre qu'avaient rejetée les bâtisseurs mais qui est devenue pierre d’angle. Il n’y a donc pas d’autre Messie, ni d’autre Sauveur que le monde puisse avoir pour se substituer à Jésus Christ. « L’Eglise que nous formons, insistent les Evêques,  est née sur la croix de l’amour, une fois pour toutes ». « Elle est fondée sur les Apôtres  Saint Pierre et ses compagnons ».

Les Evêques rappellent qu’ils sont les successeurs des Apôtres et que leur rôle est de fortifier l’Eglise en  l’enseignant, en la sanctifiant et en prenant soin d’elle pour qu’elle garde « l’unité  de la foi dans la connaissance du Fils de Dieu», Jésus Christ. C’est ainsi qu’ils interpellent les fidèles catholiques à ne jamais prêter oreilles aux mauvais conseillers qui les incitent à refuser l’interprétation que leurs Evêques leur font de la parole de Dieu et du magistère de l’Eglise en matière de foi et de mœurs ainsi qu’en matière  de  questions sociales. Ils indiquent également l’attitude chrétienne à prendre en ce moment de prolifération de mouvements religieux, de confessions religieuses et de prédicateurs sans mission.

Dans l’interprétation de la Parole de Dieu en matière de mœurs et des questions sociales, les Evêques précisent qu’ils ne peuvent  pas être superficiels mais qu’ils doivent plutôt l’interpréter de manière à la faire pénétrer jusqu’au fin fond de la vie des gens sous toutes ses dimensions. C’est pourquoi rien ne leur est indifférent de la vie du pays.

De cette manière, lorsque les Evêques s’expriment pour donner un enseignement en rapport avec la vie sociale et en éclairant la vie politique par la lumière de leur prédication, cela rentre dans leur propre mission et il ne s’agit nullement d’une ingérence.

C’est dans ce sens que les Evêques donnent quelques conseils aux Burundais pour trouver des solutions adéquates à la situation d’impasse  que vit le pays. Ils insistent encore une fois sur le dialogue inclusif qui doit être privilégié, pour l’intérêt supérieur de la nation et en vue de barrer la route à tous ceux qui voudraient emprunter la voie de la guerre. Ils invitent tous les concernés à participer au dialogue sous la médiation du facilitateur et expriment leur inquiétude une fois que ce dialogue traînait à avoir lieu.

Abbé Lambert Niciteretse

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Au terme du Jubilé de la Miséricorde, le Pape François a institué la Journée Mondiale des Pauvres, afin que dans le monde entier les communautés chrétiennes deviennent toujours davantage et mieux signe concret de la Charité du Christ pour les personnes les plus défavorisées et les plus marginalisées dans nos milieux de vie et pour que les pauvres soient considérés comme partie intégrante de nos communautés avec un rôle particulier à y jouer

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