Ce n’est que dans la vérité que l’amour resplendit et qu’il peut être vécu avec authenticité. La vérité est une lumière qui donne sens et valeur à l’amour (Caritas in Veritate n° 3)

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Le personnel du réseau Caritas Burundi se familiarise à un logiciel de collecte mobile de données

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Dans le but de renforcer la circulation de l’information dans le réseau  Caritas Burundi, une formation a été organisée à l’intention d’une dizaine des membres du personnel de Caritas Burundi et de toutes les Caritas diocésaines. Les points focaux urgences des Caritas diocésaines et les responsables des programmes urgences et sécurité alimentaire ainsi que le chargé de la communication ont participé durant toute dans cette formation pour la collecte des données avec un logiciel de collecte mobile des données.

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Grâce au financement du Programme A2P DIRO de Caritas Africa financé par le Secours Catholique France (SCAF), un expert international a été recruté pour renforcer la compétence du personnel de Caritas Burundi dans la collecte des données. Les participants ont eu la chasse d’apprendre comment élaborer un questionnaire de collecte des données et le mettre en ligne pour faciliter la collecte des données.

Cette formation a été organisée dans le but de faciliter la circulation de l’information de la base jusqu’au sommet dans le réseau Caritas Burundi qui est une organisation de l’Eglise Catholique. « Pour que Caritas Burundi puisse répondre aux besoins des vulnérables, nous avons besoin d’avoir une information en temps réel sur les problèmes que vivent nos communautés et de cette manière la gestion des urgences sera renforcé.»  A dit le Secrétaire Général Adjoint lors de l’ouverture de cet atelier tenu à Bujumbura.

Cette formation qui confère des compétences à l’utilisation du logiciel Kobo Tool box a été très bénéfique pour les invités. Les Points Focaux Urgences dans les diocésains apprécient cette formation et espère que la circulation de l’information sera plus facile. A côté de machines ordinatrices, des téléphones portables seront utilisés dans la collecte des données.

onesime ruyigi 11Pour le Point Focal Urgences dans la SOPRAD Caritas Ruyigi, Onésime Ciza cette formation lui sera très utile. « C’est pour moi une belle opportunité d’apprendre cet outil de collecte des informations et je suppose que je pourrais moi – même élaborer mon propre questionnaire à soumettre dans notre zone. Cette fois –ci il y aura une touche qui tient compte de la réalité de Ruyigi car on voit que des fois des questions qui sont proposées ne tiennent pas compte de nos réalités régionales. »

genevive 11Pour madame Géneviève Ndayisenga,  Point Focal Urgences  l’ODDBU Caritas Bujumbura, cette formation lui ouvre de nouvelles opportunités en termes de gestion des urgences et de la circulation de l’information dans le réseau Caritas Burundi. « Ces nouvelles connaissances vont en tout cas révolutionner ma façon de faire je l’espère bien car je vais améliorer la collecte des données et les partager dans le réseau.»

Les participants à la formation ont proposé que dans les prochaines étapes, il y ait une autre rencontre pour arrêter des stratégies de suivi des acquis de la formation pour rendre réel la circulation de l’information.

SOPRAD CARITAS RUYIGI préoccupée par les conditions de vie des rapatriés et des familles d’accueil

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SOPRAD CARITAS RUYIGI a organisé du  2 et  au 3 octobre 2018, dans la commune de Gisuru de la province Ruyigi  une foire aux semences pour les rapatriés et les familles d’accueil, vulnérables. Les bénéficiaires ont été identifiés par le personnel de la SOPRAD CARITAS RUYIGI. Mais la sélection a été opérée par un comité d’arbitrage composé par les membres des groupes paroissiaux justice et paix, les responsables des communautés ecclésiales de base, les élus collinaires ainsi que les autres leaders communautaires choisis suivant leur notoriété.

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Le choix des bénéficiaires a été fait au niveau des collines et des sous collines, sous la supervision des membres du comité susdits, afin qu’il y ait de l’objectivité dans la détermination des personnes à retenir. L’appréciation a été faite en présence de toutes les personnes proposées, afin qu’elles puissent participer au choix des vrais bénéficiaires suivant le degré de vulnérabilité. Ici on comprendrait que tous les rapatriés et toutes les familles d’accueil n’ont pas le même niveau de vulnérabilité, raison pour laquelle il fallait que la proclamation soit publique pour que la foire profite aux vrais nécessiteux.

La foire a été animée par la SOPRAD CARITAS RUYIGI sous l’appui financier de la FAO, en présence du délégué de la Direction Provinciale de l’Agri-Elevage de Ruyigi, qui a représenté le ministère de l’agriculture et de l’élevage.
Avant d’ouvrir le marché, le délégué de la SOPRAD Caritas Ruyigi a d’abord souhaité la bienvenue à tous les bénéficiaires et leur a prodigué des conseils divers pour que les semences obtenues ne soient gaspillées ou utilisées pour d’autres fins. Le représentant de la DPAE Ruyigi, quant à lui, leur a demandé de bien conserver les semences en attendant que la pluie qui s’annonce déjà tombe pour débuter le semis.

Vous saurez que la foire avait été organisée pour 750 bénéficiaires pour la saison A et d’autres 750 seront touchés au début de la saison culturale B. Chaque ménage avait droit à 2 houes, à un fagot de cordes de patates douces, à des semences maraichères avec un coupon lui permettant d’entrer au marché pour l’achat des semences. Les ménages des rapatriés, des retournés, ayant accès à la terre ont été identifiés à hauteur de 69,4% et les familles d’accueil des rapatriés ou des retournés l’ont été à hauteur de 30,6%.

              P F Communication 

             SOPRAD CARITAS RUYIGI

Loué sois-tu, mon Seigneur pour avoir créé la terre et l’eau que nous sommes appelés à protéger. BADEC-Caritas NGOZI, Caritas Burundi et ODAG – Caritas Gitega engagées à la protection de la création

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Dans le but de clôturer la saison de la création qui s’est ouverte à Assise le 1er  septembre 2018,  Caritas Burundi, BADEC-Caritas Ngozi et ODAG - Caritas Gitega ont clôturé samedi le 29 septembre 2018 le mois avec des enseignements de sensibilisation à la protection de l’environnement. La population de Bugendana a pu aussi concrétiser les enseignements reçus au cours de la célébration eucharistique présidée par le Vicaire Général de l’Archidiocèse de Gitega en prenant les pioches et les houes pour le   traçage des courbes de niveau sur une colline de la Commune de Bugendana dans la province de Gitega.

Sous le haut patronage de son excellence vicaire de l’Archi- diocèse de Gitega Mgr Nestor Niyokindi , les cérémonies ont débuté par une messe à l’intention de tous les chrétiens de la paroisse de Bugendana, le personnel de l’ODAG  Caritas Gitega, une délégation de Caritas Burundi conduite par son Secrétaire Général Abbé Jean Bosco Nintunze et une délégation de BADEC-Caritas Ngozi conduite par son Secrétaire Exécutif.

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Dans son homélie, le Vicaire de l’Archi Diocèse de Gitega a rappelé que cette journée est célébrée dans le but de conscientiser les habitants de la paroisse de Bugendana pour la protection de la nature. « Nous implorons la protection de nos anges Gabriel, Mickael et  Raphael pour que nous puissions nous aussi protéger notre terre qui est une maison commune. Dans son encyclique  Laudato si, le Pape nous appelle à sauvegarder l’eau et les forêts qui rendent si agréable notre existence. Cette journée est une occasion de réfléchir comme chrétien comment nous sommes engagés à protéger notre environnement sans oublier le respect de l’autre et surtout du pauvre »

Ces cérémonies ont vu également la participation de l’administration de la province de Gitega et d’autres partenaires. Au nom de Caritas Burundi, le Secrétaire Général a félicité ODAG Caritas Gitega pour avoir organisé cette journée dédiée à la création et à la protection de la nature. «  Notre Pape initie des choses que les autres ont tendance à qualifier mais leur impact va plus loin. Il y a quelques années, il nous parlait  du développement humain intégral et aujourd’hui, nous sommes en train de comprendre la portée de son message. C’est pourquoi, cet appel à la protection de la création est très important pour nous », a dit le Secrétaire Général de Caritas Burundi. Il a par ailleurs appelé tous les curés des paroisses de sensibiliser tous les chrétiens à respecter la création surtout en impliquant les Communautés Ecclésiales de Base dans ce combat de protéger l’environnement.

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La journée a été clôturée par une activité de traçage des  courbes de niveau sur la colline de Kibungo en vue de protéger la terre cultivable de l’érosion. Le conseiller du gouverneur de la province de Gitega a remercié cette organisation de l’Eglise pour les  bons projets qui sont réalisées pour l’intérêt de la communauté.

Notons  que ODAG - Caritas Gitega exécute dans cette zone de Bugendana des projets liés à l’amélioration de la sécurité alimentaire, la protection de l’environnement dans les ménages du monde rural , le  renforcement des Capacités des bénéficiaires pour une exploitation rationnelle des propriétés agricoles ainsi que la réhabilitation des infrastructures de base avec un financement du FIDA à travers son Programme PAIVA-B.

Mise à jour le Mercredi, 03 Octobre 2018 07:29

Des semences, des maisons d' habitations et des frais de scolarité pour les enfants, tels sont les désiratats des rapatriés et retournés spontanés

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Les provinces de Ruyigi et Rutana à l’est du Burundi sont parmi les principales zones d’accueil des rapatriés, depuis la fin de l’année 2017 des rapatriés et retournés spontanés arrivent dans ces provinces et sont orientés dans leurs communautés. Pour s’enquérir de la situation humanitaire de ces rapatriés et retournés spontanés, guidés par les curés des paroisses, Caritas Burundi a pu visiter quelques cas. Toutes les personnes rencontrées crient au secours.

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La province de Ruyigi dans le même diocèse enregistre beaucoup de rapatriés et retournés. Frontalière à la Tanzanie, cette partie du Burundi est la principale zone d’accueil des burundais. Des jeunes sont rentrés mais aujourd’hui, ils ne peuvent pas aller à l’école car ils avaient abandonnés les études lors qu’ils sont partis. «  Je m’appelle Jean Paul Nizeyimana,  j’ai 16 ans, je suis retourné au Burundi en mai 2018 et j’étais parti en Tanzanie en 2015. Moi je n’ai pas bénéficié du paquet retour du HCR mais je suis allé demander abris chez mon grand frère mais je trouve que c’est difficile de survivre. Je croyais retourner à l’école car j’étais en 8ème année avant de partir mais je n’ai pas de moyens pour aller à l’école. Je suis là  et je ne vois pas du tout mon avenir malgré ma jeunesse » ; nous a révélé ce jeune rencontré à la paroisse Muhwazi du diocèse de Ruyigi dans la commune de Nyabitsinda. Les rapatriés et retournés de ce diocèse demandent des semences, de la nourriture, les soins de santé ainsi que le logement  pour certains. Dans la seule province de Ruyigi plus de 9.903  rapatriés sont déjà dans les communautés.

La situation humanitaire est la même dans la province  voisine de Rutana, des citoyens sont rentrés mais vivent dans des conditions déplorables car leurs zones sont affectées par une insécurité alimentaire. Des retournés et rapatriés viennent aux paroisses pour demande secours aux bienfaiteurs. En tout, la seule province de Rutana a déjà rassemblé plus de 5 000 rapatriés depuis l’année passée. C’est le cas de la famille de Madame Niyubahwe Caritas qui est rentrée en juin 2018 dans la commune de Giharo.

giha 1« Moi je suis arrivé avec mes six enfants, heureusement j’ai eu un paquet retour du HCR mais il  y a plus de deux mois, je n’ai rien dans le stock. Je mange par hasard, mes enfants ne sont pas allés à l’école à cette rentrée scolaire. D’ailleurs moi je trouve que les conditions de vie ici sont dures que dans le camp en Tanzanie car là toute moins, on bénéficiait de la nourriture. Depuis notre arrivée, nous n’avons jamais eu d’assistance ». Disait cette mama. Avec le retour de ces rapatriés, certains sont arrivés alors que leurs maisons étaient déjà détruites au moment où la saison culturale avait touchée à sa fin.

Pour alléger la souffrance des victimes de l’insécurité alimentaire, SOPRAD Caritas Ruyigi en partenariat avec Caritas Belgique est en train de réaliser un projet  dans la commune de Gisuru pour le relèvement communautaire mais la situation humanitaire laisse à désirer.

Face à cette situation, les Evêques Catholiques du Burundi  sont exprimés là-dessous. Dans une déclaration rendue publique au début de ce mois, ils ont dit ceci. « Les Evêques n’ont pas caché leur préoccupation face à l’appauvrissement croissant de la population, aggravé par des demandes persistantes de contributions de divers types. En plus, ils ont constaté avec peine, le phénomène du banditisme enregistré dans beaucoup d’endroits. De même ont-ils noté avec appréhension la hausse des taux des frais scolaires ordonnée conjointement par le Ministère de l’Education, de la Formation Technique et Professionnelle et celui de la Santé Publique et de la Lutte contre le SIDA ».

Mise à jour le Vendredi, 28 Septembre 2018 13:30

Des semences, des maisons d' habitations et des frais de scolarité pour les enfants, tels sont les désiratats des rapatriés et retournés spontanés

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Les provinces de Ruyigi et Rutana à l’est du Burundi sont parmi les principales zones d’accueil des rapatriés, depuis la fin de l’année 2017 des rapatriés et retournés spontanés arrivent dans ces provinces et sont orientés dans leurs communautés. Pour s’enquérir de la situation humanitaire de ces rapatriés et retournés spontanés, guidés par les curés des paroisses, Caritas Burundi a pu visiter quelques cas. Toutes les personnes rencontrées crient au secours.

La province de Ruyigi dans le même diocèse enregistre beaucoup de rapatriés et retournés. Frontalière à la Tanzanie, cette partie du Burundi est la principale zone d’accueil des burundais. Des jeunes sont rentrés mais aujourd’hui, ils ne peuvent pas aller à l’école car ils avaient abandonnés les études lors qu’ils sont partis. «  Je m’appelle Jean Paul Nizeyimana,  j’ai 16 ans, je suis retourné au Burundi en mai 2018 et j’étais parti en Tanzanie en 2015. Moi je n’ai pas bénéficié du paquet retour du HCR mais je suis allé demander abris chez mon grand frère mais je trouve que c’est difficile de survivre. Je croyais retourner à l’école car j’étais en 8ème année avant de partir mais je n’ai pas de moyens pour aller à l’école. Je suis là  et je ne vois pas du tout mon avenir malgré ma jeunesse » ; nous a révélé ce jeune rencontré à la paroisse Muhwazi du diocèse de Ruyigi dans la commune de Nyabitsinda. Les rapatriés et retournés de ce diocèse demandent des semences, de la nourriture, les soins de santé ainsi que le logement  pour certains. Dans la seule province de Ruyigi plus de 9.903  rapatriés sont déjà dans les communautés.

La situation humanitaire est la même dans la province  voisine de Rutana, des citoyens sont rentrés mais vivent dans des conditions déplorables car leurs zones sont affectées par une insécurité alimentaire. Des retournés et rapatriés viennent aux paroisses pour demande secours aux bienfaiteurs. En tout, la seule province de Rutana a déjà rassemblé plus de 5 000 rapatriés depuis l’année passée. C’est le cas de la famille de Madame Niyubahwe Caritas qui est rentrée en juin 2018 dans la commune de Giharo.

« Moi je suis arrivé avec mes six enfants, heureusement j’ai eu un paquet retour du HCR mais il  y a plus de deux mois, je n’ai rien dans le stock. Je mange par hasard, mes enfants ne sont pas allés à l’école à cette rentrée scolaire. D’ailleurs moi je trouve que les conditions de vie ici sont dures que dans le camp en Tanzanie car là toute moins, on bénéficiait de la nourriture. Depuis notre arrivée, nous n’avons jamais eu d’assistance ». Disait cette mama. Avec le retour de ces rapatriés, certains sont arrivés alors que leurs maisons étaient déjà détruites au moment où la saison culturale avait touchée à sa fin.

Pour alléger la souffrance des victimes de l’insécurité alimentaire, SOPRAD Caritas Ruyigi en partenariat avec Caritas Belgique est en train de réaliser un projet  dans la commune de Gisuru pour le relèvement communautaire mais la situation humanitaire laisse à désirer.

Face à cette situation, les Evêques Catholiques du Burundi  sont exprimés là-dessous. Dans une déclaration rendue publique au début de ce mois, ils ont dit ceci. « Les Evêques n’ont pas caché leur préoccupation face à l’appauvrissement croissant de la population, aggravé par des demandes persistantes de contributions de divers types. En plus, ils ont constaté avec peine, le phénomène du banditisme enregistré dans beaucoup d’endroits. De même ont-ils noté avec appréhension la hausse des taux des frais scolaires ordonnée conjointement par le Ministère de l’Education, de la Formation Technique et Professionnelle et celui de la Santé Publique et de la Lutte contre le SIDA ».

Mise à jour le Vendredi, 28 Septembre 2018 07:36

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