À l’approche de la Semaine de la Charité 2026, prévue du 8 au 15 mars, Caritas Burundi intensifie sa mobilisation nationale afin d’inviter les communautés chrétiennes à vivre pleinement ce temps fort de prière, de jeûne et de partage. Inscrite dans la dynamique du Carême, cette semaine constitue un moment privilégié d’engagement spirituel et de solidarité au sein de l’Église catholique.


Selon l’abbé Bernard CUBWA Secrétaire général de Caritas Burundi, cette initiative repose sur trois piliers essentiels. D’abord la prière, qui permet aux fidèles de se rapprocher du Seigneur et de renouveler leur engagement chrétien. Ensuite le jeûne, dont les privations consenties prennent tout leur sens lorsqu’elles se transforment en soutien concret aux plus vulnérables. Enfin, le partage, qui invite chaque chrétien à poser des gestes tangibles en faveur des personnes en situation de précarité.
Dans l’organisation ecclésiale, la Semaine de la Charité débute avec la troisième semaine du Carême et s’achève à la quatrième, marquant une étape significative du cheminement spirituel vers la célébration de Pâques.
Mettre la Parole de Dieu au centre de la vie
Le Secrétaire Général rappelle également que le message du Saint-Père invite les fidèles à placer l’écoute de la Parole de Dieu au cœur de leur existence. Cette Parole est appelée à éclairer non seulement la vie personnelle, mais aussi les relations familiales, communautaires et ecclésiales.
Le Souverain pontife encourage particulièrement l’attention envers les plus pauvres et les personnes marginalisées. Il rappelle la béatitude : « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice», soulignant que son accomplissement ultime ne réside pas dans les biens matériels, mais dans la recherche de la justice et dans l’espérance de la vie éternelle.
Il exhorte également à un jeûne des paroles blessantes : maîtriser sa langue, bannir les propos qui humilient ou divisent et privilégier des paroles qui encouragent, consolent et élèvent.
Un appel inspiré du prophète Isaïe
L’engagement au partage promu par Caritas Burundi s’appuie sur le message du prophète Isaïe, au chapitre 58 à partir du verset 6, où il est question de détacher les chaînes de la méchanceté, partager son pain avec celui qui a faim, accueillir le sans-abri et vêtir celui qui est nu. À travers cette référence biblique, il est rappelé que vivre authentiquement le Carême consiste à restaurer la dignité humaine et à redonner espoir aux personnes affectées par la pauvreté et l’exclusion.
Une mobilisation nationale au service des plus vulnérables
Les Caritas diocésaines et paroissiales, en collaboration avec le Secrétariat général, coordonnent les activités de collecte et multiplient les appels aux partenaires ainsi qu’aux personnes de bonne volonté. Pour l’édition 2026, l’objectif est de renforcer cette chaîne de solidarité afin de toucher davantage de familles affectées par la pauvreté.
Une communion fraternelle entre Caritas
Le Père Bernard Cubwa souligne également l’esprit de collaboration qui unit les différentes Caritas, tant au niveau international que national. Les Caritas sœurs et les partenaires extérieurs appuient la mission dans chaque pays, permettant un accompagnement structuré des diocèses, lesquels soutiennent à leur tour les paroisses afin que l’aide parvienne efficacement aux plus nécessiteux de la communauté locale.
Le réseau Caritas Burundi aimerait réaffirmer, à travers cette Semaine de la Charité, sa mission de faire rayonner l’amour chrétien par des actions concrètes en faveur des plus vulnérables et de contribuer à bâtir une société plus fraternelle et plus juste.
« Nous lançons ainsi un appel vibrant à toutes les communautés chrétiennes, aux partenaires et aux personnes de bonne volonté afin que cette Semaine de la Charité 2026 devienne un véritable témoignage d’amour, de justice et d’espérance » interpelle le Secrétaire General de Caritas Burundi.





















