
Sur le site de Musenyi, les réfugiés expriment leur reconnaissance pour l’assistance humanitaire fournie par Caritas et ses partenaires, qu’ils considèrent comme indispensable à leur survie quotidienne. Les bénéficiaires se disent globalement satisfaits de la qualité de l’aide reçue, notamment les vivres, la bouillie nutritionnelle et les savons, qui contribuent à l’amélioration de leurs conditions de vie et de leur hygiène.

« Nous remercions Caritas et les autres partenaires pour cette assistance. Sans ce soutien, la vie serait encore plus difficile », témoigne Gertrude Ange KAYINDA 38 ans, mère de 4 enfants rencontré sur le site.
Cependant, plusieurs bénéficiaires indiquent que les quantités distribuées restent insuffisantes face à la taille des ménages et à la durée du mois. Faute de ressources suffisantes, de nombreux ménages déclarent ne manger qu’un seul repas par jour, une situation qui affecte particulièrement les enfants, les femmes enceintes et les personnes vulnérables. Les réfugiés plaident ainsi pour une augmentation des rations alimentaires et des produits de première nécessité afin de mieux couvrir leurs besoins essentiels.

En matière d’hygiène, bien que les savons distribués soient appréciés, les bénéficiaires signalent qu’ils ne couvrent pas les besoins pour l’ensemble du mois. Cette insuffisance limite les efforts de maintien de la propreté et accroît les risques sanitaires, notamment dans un contexte de forte surpopulation.
En matière d’hygiène, bien que les savons distribués soient appréciés, les bénéficiaires signalent qu’ils ne couvrent pas les besoins pour l’ensemble du mois. Cette insuffisance limite les efforts de maintien de la propreté et accroît les risques sanitaires, notamment dans un contexte de forte surpopulation.
Les réfugiés attirent également l’attention sur des défis spécifiques liés à l’hygiène menstruelle. Certaines filles et femmes rapportent ne pas avoir accès à des protections hygiéniques adéquates et se voient contraintes d’utiliser leurs vêtements pendant la période des menstruations, une pratique qui expose à des risques pour la santé, à l’inconfort et à la stigmatisation.

Au-delà des besoins matériels, les bénéficiaires soulignent des problématiques sociales préoccupantes au sein des communautés. Des cas de violences conjugales, souvent liés à la consommation excessive d’alcool, sont signalés. « Certains hommes frappent leurs femmes lorsqu’ils sont ivres », confie une femme réfugiée sous couvert de l’anonymat.
Des situations plus graves sont également évoquées, notamment des violences sexuelles à l’encontre des filles, ainsi que des femmes contraintes de recourir à des pratiques à risque pour subvenir aux besoins alimentaires de leurs familles. La précarité extrême fragilise les ménages et exacerbe les tensions sociales.

Par ailleurs, plusieurs réfugiés expriment des réserves concernant l’assistance en cash, qu’ils estiment parfois source de conflits conjugaux. Selon eux, le montant alloué ne permet pas de couvrir les besoins d’un mois entier et peut engendrer des disputes au sein des foyers. « Le cash ne suffit pas et provoque souvent des problèmes dans les familles », explique Innocent POPOLE père de 4 enfants.
Cette vulnérabilité prolongée entraîne également des cas de séparation et de divorce, conséquence directe des conditions de vie difficiles et du stress permanent.
Tout en réaffirmant leur gratitude envers Caritas et ses partenaires, les réfugiés appellent à une adaptation de l’assistance, combinant le renforcement des quantités distribuées, l’amélioration de l’accès aux articles d’hygiène (y compris les protections menstruelles), un accompagnement psychosocial et des actions de prévention contre les violences, afin de préserver la dignité humaine et de renforcer la cohésion sociale au sein des communautés.









