« Abari basangiye ukwemera bari basangiye n’itunga. Baramuka bagurishije ivyo batunze canke ivyimburwa, bakagabura ikiguzi umwumwe akaronka ivyo akeneye » (Ibik. 2, 44-45).

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Le Burundi, un pays qui n′est pas nouveau pour Michel Roy, Secrétaire Général de Caritas Internationalis

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Après une visite de marque qu′a effectué au Burundi  et spécialement  à la Caritas Burundi  durant environ deux semaines, Michel Roy s′est entretenu avec le service de la communication de CB.Participation à l’assemblée général  des évêques (à Gitega), au conseil de coordination avec les secrétaires exécutifs diocésains ; reprendre le contact avec le Burundi et ses anciens collègues  et élèves du Petit Séminaire de  Dutwe, la situation socio économique du Burundi ( la pauvreté, l′appauvrissement de la population), telles sont les principales missions de sa visite.

visite roy.jpg r« J′ai été invité pour participer à l′assemblée général des évêques à Gitega, aussi au conseil de coordination avec les secrétaires exécutifs diocésains. C’était pour moi une opportunité suffisante pour venir au Burundi », a révélé en répondant à la question   pourquoi le choix du Burundi parmi 165 Caritas  dans le monde entier ?  « J′ai vécu au Burundi il y a longtemps, une autre opportunité pour reprendre le contact avec le pays, ses habitats, les amis, les anciens élèves de Dutwe. 

 Une autre raison et d′ailleurs la plus importante est la situation présente au Burundi c′est-à-dire la pauvreté ou l′appauvrissement de la population Burundaise, le changement climatique et autres catastrophes naturelles ; ce qui pourra nous aider à communiquer au près du réseau Caritas et plus largement sur l′importance de ne pas oublier le Burundi aujourd′hui.», a-t-Il continué sur la même question.

« c′est difficile en quelques jours d′évaluer le travail de Caritas Burundi et je me réserve le droit de porter un jugement là-dessus, mais ce que j′ai observé d′une part et ce que j′ai entendu d′autre part, c′est que la Caritas Burundi, nationale, diocésaine, paroissiale, et toute la communauté ecclésiale de base ; donc tout le réseau Caritas au Burundi font un excellent travail avec les moyens qui sont les siens et en témoigne par exemple l′ODDBU à travers son centre couturier pour les handicapés de kinama. Egalement, le rendez-vous que j′ai eu avec le HCR, PAM, UNICEF ; des organisations des nations-unis œuvrant au Burundi ont confirmé l′efficacité de travailler conjointement avec une organisation comme Caritas qui est présente partout dans tout le pays, un réseau sur les collines et qui sait analyser et voir les véritables défis et besoins de population. Cette coopération-là est vivement appréciée. A-t-il aussi réagi sur la question de son appréciation sur le fonctionnement de Caritas Burundi.

Il a fait savoir qu’investir et accompagner les familles vulnérables dans le choix de développement agricole rural afin de les aider à sortir de la pauvreté, améliorer leurs conditions de vie doit être une priorité aujourd′hui de Caritas Burundi. Donc, pour lui, travailler sur la sécurité alimentaire est effectif pour réduire à pied l′insécurité alimentaire qui s′observe au nord-est du pays.


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Il promet que Caritas va faire plus d′efforts pour  mener une forme de rayonnement à travers le pays en améliorant les conditions de vivre de la population ; non seulement les familles pauvres mais plus largement en augmentant le  niveau de la production, les capacités de vivre mieux de tout un chacun de façon  générale. Bref, son appréciation est généralement positive sur le travail qui est déjà réalisé au niveau de C.B.

Concernant le souvenir à garder envers le Burundi, il s′est exprimé en disant qu′il a été surpris de trouver une population aussi plus nombreuse qu′à l′époque. Elle a passé de 4 millions à plus de 10 millions aujourd′hui selon les statistiques de l′ISTEEBU. D′où alors, c′est très urgent de développer l′accès à l′éducation ; il a d′ailleurs apprécié l′initiative du gouvernement dans sa politique de la multiplication des écoles, l′amélioration de la qualité de l′éducation et la standardisation du système de l′enseignement selon les normes internationaux qui répondent actuellement aux besoins sur le marché du travail pour les jeunes.

Il a aussi jugé bon le réseau le réseau routier, qui à l′époque n′existait pas, mais aujourd′hui qui a connu une amélioration avec les facilités de se déplacer de l′endroit à un autre d′une manière bien aisé. Donc les communications sont beaucoup plus faciles grâce à ce réseau amélioré considérablement.

Toutefois, des défis restent toujours remarquables surtout au niveau de l′énergie électrique et l′eau potable de robinet dans certaines régions rurales comme à cankuzo et Ruyigi où il n′y en a pas. Donc cela donne l′image qui est celle de la pauvreté malgré les améliorations qu′on a déjà parlées puisque l′absence d′eau et d′électricité sont les principaux handicaps au développement qui peuvent compromettre beaucoup initiatives ; selon toujours ROY.

Donc, il y a encore des efforts à faire et l′Eglise contribue toujours énormément pour réduire et faire face à ces défis, comme on l′a remarqué à Butezi où le petit barrage construit par l′Eglise, produit de l′électricité pour alimenter l′hôpital et son entourage. A-t-il insisté.

« Enfin, si je me plonge en peu dans le passé, 40 ans en arrière, finalement il y a des réalités en peu différentes que celles que j′ai connu ». A terminé le secrétaire général de Caritas Internationalis. 

Sé Aloys Nkurunziza Volontaire

Caritas Burundi honorée par la visite du Secrétaire Général de Caritas Internationalis

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La Caritas Burundi est dans la joie d’accueillir  dans ces enceintes le Secrétaire Général de Caritas Internationalis depuis ce lundi le 26 Juin 2017. Arrivé en milieu de la journée Michel Roy a été accueillie par une délégation de haut niveau de Caritas Burundi pour témoigner de l’importance de ce visiteur de marque.


michel

Le secrétaire Général de Caritas Internationalis a visité le personnel de Caritas Burundi dans une prière matinale qui débute les activités de mardi le 27 Juin 2017. Dans son mot d’accueil, le secrétaire général de Caritas Burundi a révélé qu’il s’agit d’une visite exceptionnelle. «  Dans les 165 Caritas mondiales qui sont membres de la Caritas Internationalis, nous voici honorés aujourd’hui par le Secrétaire Général de CI ( Caritas Internationalis).Le Burundi a eu cette chance d’etre visité surtout que la CI ne peut pas faire plus de 5 visites dans le monde ».

Quant Michel Roy, il a dit ceci «  je suis très ravi de me retrouver ici au Burundi dans le pays que j’aime beaucoup depuis des années. J’y ai vécu pendant longtemps je suis vraiment ému d’être ici aujourd’hui avec le personnel de Caritas Burundi.»Mugire amahoro, twese  ,voici les quelques expressions prononcées par ce visiteur de marque.

Qui est Michel Roy ?

 Sans être long ,avec peu d’informations sur le parcours de Michel Roy comme quelqu’un qui a travaillé en faveur de l’humanité, Michel Roy n’est pas nouveau au Burundi. Sa Visite a été une grande surprise pour la majorité des burundais comme quelqu’un qui a vécu au Burundi de 1978 à 1981 comme professeur au Petit Séminaire de Dutwe dans le diocése de Ruyigi à l’Est du Burundi.

Aujourd’hui , cet homme exceptionnel est le secrétaire Général de CI ce qui honore la  Caritas Burundi.Michel Roy ne restera uniquement à Bujumbura , il va visiter les coins reculés du Burundi et surtout ses anciens amis burundais comme il a un grand souvenir du Burundi qu’il aime beaucoup.

Depuis quelques jours , Caritas Burundi est dans la joie d’accueillir des invités de marqué .Du 08 au 16 Juin , Caritas Burundi a été visité par madame Rachel Felgines qui s’occupe des Urgences au niveau de la CI .A partir de jeudi le 29 Juin, le Secrétaire Général de la Caritas Ecosse arrive à Bujumbura. Toutes ces visites montrent que Caritas Burundi veut s’ouvrir aux autres pour être efficace à servir les plus vulnérables au Burundi.

Mise à jour le Mardi, 27 Juin 2017 21:01

La Caritas Internationalis forme ses partenaires burundais et congolais sur sa boite à outils

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La Caritas Internationalis a organisé une formation à l’intention des intervenants dans les projets d’urgence que les Caritas du  Burundi et celle du Congo exécutent. En tout, une trentaine de burundais et de congolais se sont rencontrés à Banga dans la  province de Kayanza au nord du Burundi en date du 08 au 09 juin 2017. La formation avait pour objectif de vulgariser la boite à outils que Caritas Internationalis utilise dans leurs activités quotidiennes à ses partenaires qui interviennent dans les services d’urgences. Ce manuel de la CI montre comment communiquer avec la CI afin de répondre aux urgences qui peuvent survenir ou tout simplement comment s’y préparer.


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Les secrétaires exécutifs des Caritas diocésaines du Burundi ainsi que les points focaux chargé des urgences ont pris part à cette formation à cote de l’équipe de la coordination du projet Emergency Appel que Caritas Burundi est entrain de réaliser dans les diocèses de Muyinga et Bubanza dans les provinces les plus touchées  par la famine qui sont Kirundo et Bubanza.

Le secrétaire général de Caritas Burundi Abbé Jean Bosco Nintunze  a remercié tous les participants venus des différents diocèses surtout les voisins de la République Démocratique du Congo. «  Votre présence ici témoigne de l’intérêt que vous avez placé en ce projet et au contenu de l’atelier ».

La formation était facilitée par Madame Rachel Felginess qui travaille à la Caritas internationalis accompagné par Emmanuel Mbouna qui s’occupe des urgences dans la Caritas Congolaise.

A part la boite à outils de la CI qui a fait objet de la formation d’autres thèmes ont été abordé c’est notamment la coordination des projets, la communication, les différents types d’appels d’urgence et la gestion des appels d’urgence.

La Caritas Internationalis est un réseau mondial des organisations des Caritas du monde entier qui forment une chaine de solidarité mondiale pour venir en aide aux plus vulnérables. Depuis quelques mois , Caritas Burundi a lancé un appel d’urgence pour venir en aide aux victimes de l’insécurité alimentaire qui a frappé certaines provinces et la Caritas Internationalis a contribué énormément dans la mobilisation des ressources nécessaires auprès des Caritas sœur des pays du nord.

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Mise à jour le Lundi, 12 Juin 2017 14:13

La vérité est la lumière de la vie selon Zénon Manirakiza

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« Ukuri kurabohora, akamaro k’Intahe mu Burundi » ,la vérité qui libère   tel était le thème de  Zénon Manirakiza lors de l’atelier sur la Gestion des conflits organisé par Caritas en date du 24 Mai 2015   en partenariat avec la chaire UNESCO  grâce  au  soutien du Diocèse de Rottenburg,stuttgart en Allemagne.

« La vérité est la lumière de la vie quotidienne »  a révélé  professeur Zénon Manirakiza. Rendre justice avant que le conflit se dégénère, est le principe d’un Mushingantahe, a insisté.La vérité est donc le meilleur indicateur de la justice sociale soit dans le Burundi traditionnel comme aujourd’hui.

zenon rognLa justice au Burundi traditionnel se concluait par «  Agatutu k’Abashingantahe » autour d’un verre littéralement en français pour remercier et se féliciter du travail qu’ils ont fait pendant la gestion des conflits .Toutefois, cela se faisait d’une manière honnête contrairement à aujourd’hui où  cette pratique d’Agatutu se confond souvent à la corruption, ajoute-t-il.

Parlant de la vérité, il s’appuie sur l’héritage d’un personnage mythique «  Ngoma ya Sacega », qui est un exemple illustratif de la justice équitable. Il en a accepté de mourir pour que la justice soit rendue lors d’un conflit entre « rupfu »  la mort littéralement en Kirundi et «gisamamajonjo ».c’est pourquoi on dit « ntuzoce ugwananiye ngoma »

De là, il interpelle toute personne à toujours s’appuyer sur la vérité afin de régler équitablement un conflit jusque même à en payer le prix comme le montre l’histoire de NGOMA.

Parlant  de la  vérité et réconciliation, Zénon souligne que dire la vérité sur les événements  du passé donne  de l’espoir et du rétablissement psychologique aux victimes. C’est la valeur de l’être humain qui est renouvelée lorsque la vérité est à la portée de tous. En ce moment, les gens commencent à s’entendre mutuellement et à se pardonner éventuellement.

En répondant à la question  de la persistance des conflits au Burundi malgré la présence des bashingantahe; Zénon fait savoir que les conflits ne manquent jamais dans une communauté faite des êtres humains; par ailleurs  un conflit apparait comme l’une des caractéristiques de la société humaine.

Ainsi, une communauté de paix ne signifie pas nécessairement absence de conflit. Plutôt, la façon dont on gère le conflit importe beaucoup. Il faut directement penser à la gestion ou au dialogue inclusif qui aboutit à un  commun accord entre les parties en opposition.


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Il termine enfin en disant que les conflits inter-burundais seront résolus  par  les burundais eux-mêmes. Il y a tellement des conflits de diverses nature dans notre pays de manière que seul les citoyens burundais ; sont capables de trouver des issues favorables en acceptant de se dire la vérité, qui est un indicateur absolu de la justice.

Le passé prépare le future à travers le présent, a conclu enfin le conférencier. Il n’est pas possible d’ignorer le passé car il nous révèle la vérité des événements  passés. La vérité à son tour nous conduit à la prise de conscience et par la suite, à  la réconciliation et la cohésion sociale.

                                                                                                                                                                                                                               Sé Aloys Nkurunziza Volontaire

L’insécurité alimentaire s’étend à la province de Karuzi selon le rapport Mvam du mois d’Avril 2017

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 Les informations recueillies  au niveau national dans le cadre du projet  Mvam  que Caritas Burundi participe dans la collecte   en partenariat avec le  Programme Alimentaire Mondial (PAM) Caritas  montrent que la  situation de la sécurité alimentaire est stable ou améliorée par rapport  au mois dernier dans les anciennes provinces touchées.

Toute fois, la situation de la sécurité alimentaire des ménages reste précaire principalement dans  les provinces de Karuzi. Les communes les plus touchées sont celles de Bugenyezu et Gitaramuka. Dans la  province de Kirundo , les communes de  Bugabira et Busoni  sont toujours menacés par l’insécurité alimentaire ,  plus de la moitié des informateurs clés ont signalé que la situation alimentaire s’est détériorée en avril 2017 par rapport aux mois précédent.

Dans ces localités, les stocks alimentaires de la plus part des ménages essentiellement pauvres sont épuisés. Ils demandent une assistance d’urgence pour pouvoir survivre dans cette période de soudure.

En conséquence, des abandons scolaires inhabituels ont été signalés par 45% des rapporteurs dans l’ensemble du pays. Les provinces où l’abandon scolaire est plus accentué sont Kirundo, Karuzi et Rutana, les raisons énoncées le plus souvent par ces mêmes informateurs sont l’insécurité alimentaire et la pauvreté des parents.

                                                                                                                                            Sé Aloys Nkurunziza

                                                                                                                                               Volontaire

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