IJAMBO NGENDERWAKO RYA RUSAMA 2019: GUKUNDA IBIKORWA NO KUBIHA UMWANYA UKWIYE

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« Fondés dans le Christ, œuvrons pour la paix dans la vérité », tel est le message de nos évêques

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Au cours de l’Assemblée Plénière ordinaire de la Conférence des Evêques Catholiques du Burundi tenue dans les enceintes de l’Archevêché de Bujumbura, du 06 au 08 septembre 2017, les Evêques ont lancé  un message à tous les  fidèles et à tous les Burundais. Le message a été lu pendant les messes dominicales du 10 septembre 2017 sur tout le territoire burundais.

Ce message porte le titre suivant: « Fondés dans le Christ, œuvrons pour la paix dans la vérité ». Il s’agit d’un prolongement du message que les Evêques avaient publié le 09 juin 2016 où ils avaient rappelé qu’il ne peut y avoir de paix que fondée dans la vérité et la justice. Le présent message vise principalement à préciser l’identité et la mission de l’Eglise catholique et à donner des conseils au peuple burundais pour trouver des solutions adéquates à la situation d’impasse  que vit le pays.

eveques catholiques du burundi rogn

C’est par l’amour qu’ils  portent pour leur cher pays et en vertu de la mission qui  leur est confiée en tant que successeurs des Apôtres, que les Evêques s’adressent au peuple burundais, en sachant que leur mission spécifique est  d’éveiller les consciences.

Les Evêques précisent que l’Eglise catholique est la famille de Dieu fondée sur Jésus Christ crucifié parce qu’il a refusé de trahir la  vérité et l’amour, qui est mort et ressuscité, s’avérant ainsi la pierre qu'avaient rejetée les bâtisseurs mais qui est devenue pierre d’angle. Il n’y a donc pas d’autre Messie, ni d’autre Sauveur que le monde puisse avoir pour se substituer à Jésus Christ. « L’Eglise que nous formons, insistent les Evêques,  est née sur la croix de l’amour, une fois pour toutes ». « Elle est fondée sur les Apôtres  Saint Pierre et ses compagnons ».

Les Evêques rappellent qu’ils sont les successeurs des Apôtres et que leur rôle est de fortifier l’Eglise en  l’enseignant, en la sanctifiant et en prenant soin d’elle pour qu’elle garde « l’unité  de la foi dans la connaissance du Fils de Dieu», Jésus Christ. C’est ainsi qu’ils interpellent les fidèles catholiques à ne jamais prêter oreilles aux mauvais conseillers qui les incitent à refuser l’interprétation que leurs Evêques leur font de la parole de Dieu et du magistère de l’Eglise en matière de foi et de mœurs ainsi qu’en matière  de  questions sociales. Ils indiquent également l’attitude chrétienne à prendre en ce moment de prolifération de mouvements religieux, de confessions religieuses et de prédicateurs sans mission.

Dans l’interprétation de la Parole de Dieu en matière de mœurs et des questions sociales, les Evêques précisent qu’ils ne peuvent  pas être superficiels mais qu’ils doivent plutôt l’interpréter de manière à la faire pénétrer jusqu’au fin fond de la vie des gens sous toutes ses dimensions. C’est pourquoi rien ne leur est indifférent de la vie du pays.

De cette manière, lorsque les Evêques s’expriment pour donner un enseignement en rapport avec la vie sociale et en éclairant la vie politique par la lumière de leur prédication, cela rentre dans leur propre mission et il ne s’agit nullement d’une ingérence.

C’est dans ce sens que les Evêques donnent quelques conseils aux Burundais pour trouver des solutions adéquates à la situation d’impasse  que vit le pays. Ils insistent encore une fois sur le dialogue inclusif qui doit être privilégié, pour l’intérêt supérieur de la nation et en vue de barrer la route à tous ceux qui voudraient emprunter la voie de la guerre. Ils invitent tous les concernés à participer au dialogue sous la médiation du facilitateur et expriment leur inquiétude une fois que ce dialogue traînait à avoir lieu.

Abbé Lambert Niciteretse

1265 cas de violences prise en charge dans le projet Giriteka exécuté par Caritas Burundi sur financement de l’Unicef

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Une quarantaine de participants venus de 4 provinces du Burundi ou s’exécutent le projet Giriteka se sont rencontrés à mont Sion dans la ville de Bujumbura pour évaluation à mi parcours du projet. Après 8 mois de mis en œuvre dans les provinces de Muyinga , Kirundo , Makamba et en Mairie de Bujumbura, autour de 1265 cas de violences physiques , économiques , domestiques et sexuelles ont été prise en charge dans 17 centres de santé appartenant à l’Eglise catholique du Burundi.

photo reduite

Dans ce projet de renforcement de la résilience des enfants et des femmes touchées par les crises politiques, sociales et économiques, Caritas Burundi a affecté des accompagnateurs psycho sociaux à chaque centre de santé.

A coté du traitement médical, un autre aspect  qui est du traitement psycho social a été introduit.

L’impact du projet est très palpable. Sœur Barasokoroza Dorothée, responsable du Centre de santé de Ntega à Kirundo nous a témoigné l’impact de ce projet dans sa commune.

temaoigange soeur

 

«  Depuis Avril 2017 jusqu’au mois d’Août, plus de 140 cas, victimes des violences physiques, sexuelles, économiques et domestiques ont été reçus et prise en chargé à Ntega .

Ca ne veut pas dire qu’auparavant ces genres de violences n’existaient pas mais avec le projet, toute la communauté est sensible à ces violences. Les leaders communautaires, l’administration et la police sont tous sensible et viennent se confier à nos professionnels sur terrain pour le traitement.»

temoignage mabanda

Dans la province de Makamba, au Centre de Santé de Mabanda 1, les intervenants sur terrain sont aussi satisfaits. Madame Nisengwe  Espérance  psychologue intervenant dans cette zone  nous a révélé que plus de 102 cas de ces types de violences ont été assistés auprès de ce centre de santé. Les violences  domestiques sont plus fréquentes dans la commune de Mabanda. Les victimes sont très satisfaits car ils sont soignées et prise en charge psychologiquement.

A partir du mois d’aout, le projet s’est étendu sur d’autres provinces. Il sera exécuté aussi dans les provinces de Rumonge et Rutana. En tout ,25 centres de santé seront impliqués dans ce combat de traitement des victimes des violences dans ce projet  financé par l’Unicef.

Mise à jour le Vendredi, 11 Août 2017 13:30

« Ensemble pour un monde juste et fraternel », tel est l’appel du Secrétaire Général de Caritas Burundi

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Dans le cadre des présentations sur les thèmes de paix et justice que Caritas exécute il y a quelques  mois en partenariat avec l′Université du Burundi  et l′école de la foi de la Chaire UNESCO ; le principe de solidarité qui se manifeste comme un lien qui unit les hommes dans un monde plus que jamais divisé  était le thème présenté par l′Abbé Jean Bosco Nintunze, Secrétaire Général de Caritas Burundi  mercredi le 18 juillet en l′occasion de la semaine portes ouvertes de l′Université du Burundi.


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La solidarité est « une dépendance mutuelle des hommes entre eux ; elle est un sentiment qui les pousse à s′accorder une aide mutuelle parce qu′elle leur donne conscience que ce qui arrive à leur voisin, les touche aussi eux-mêmes. » a dit  abbé Nintunze. Elle donc un lien d′engagement et de dépendance réciproque  entre les personnes ainsi tenues au bien-être des autres, généralement les membres d′un même groupe liés par une communauté de destin (famille, village, nation, etc.)

Ainsi alors, le principe de solidarité implique que «  les hommes de notre temps cultivent davantage la conscience de la dette qu′ils ont à l′égard de la société dans laquelle ils vivent : ils sont débiteurs des conditions qui rendent viable l′existence humaine, ainsi que du patrimoine indivisible et indispensable, constitué par tout ce que l′aventure humaine a produit. » A-t-il insisté.

En se basant sur la valeur de la solidarité dans Caritas, le secrétaire Général a révélé que Caritas est au service de la mise en œuvre des actions sociales et de promotion humaine de l′Eglise catholique. Son travail s′inspire de l′Evangile et de l′enseignement de l′Eglise. Son lien avec l′Eglise-famille de Dieu et son attachement  aux valeurs traditionnelles sont sans équivoques.

Pour Caritas donc, la solidarité veut dire : « ensemble pour un monde juste et fraternel » et l′objectif de Caritas est de construire une solidarité mondiale où tout le monde retrouve sa dignité. Parlant de cette solidarité dans nos communautés ecclésiales de base(CEB),Abbé Bosco Nintunze a souligné que l′Eglise vit et fonctionne comme un corps humain(1co12 :25),chacun de ses membres est utile, nécessaire, spécifique.les membres sont aussi complémentaires, chaque chrétien doit remplir ses fonctions dans l′harmonie avec le souci des autres(Eph6 :22 ;ph2 :25-28),tout en coordonnant son action avec celle des autres en  vue du développement, de l′édification et du bien être de l′ensemble de l′Eglise.

Quand l′apôtre Paul parle dans Rm12 :5 « Nous formons un seul corps en Christ », cette expression suggère plus qu′un groupe local de croyants ; il évoque plutôt  un type de relations qui doit exister à la fois entre les membres d′une Eglise locale, et aussi de la solidarité qui doit marquer l′ensemble du corps de l′Eglise sur la terre.


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Enfin, il termine son exposé en rappelant que lors de la journée mondiale de la solidarité, les plus pauvres et tous ceux qui refusent la misère et l′exclusion se rassemblent le 17 octobre de chaque année dans le monde entier afin de témoigner de leur solidarité et de leur engagement. Avec cet engagement, la dignité et la liberté de tous sont respectées , c’est ainsi qu’est née l′idée de la journée mondiale de refus de la misère.

« Nous nous inspirons donc du principe de la solidarité pour construire un monde plus solidaire, cohérent et positif où l′œuvre caritative de l′Eglise se présente comme une charité active ; c′est à dire réagir et assister les plus  vulnérables dans le silence » a-t-il conclu l′orateur du jour.

La vérité est la lumière de la vie selon Zénon Manirakiza

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« Ukuri kurabohora, akamaro k’Intahe mu Burundi » ,la vérité qui libère   tel était le thème de  Zénon Manirakiza lors de l’atelier sur la Gestion des conflits organisé par Caritas en date du 24 Mai 2015   en partenariat avec la chaire UNESCO  grâce  au  soutien du Diocèse de Rottenburg,stuttgart en Allemagne.

« La vérité est la lumière de la vie quotidienne »  a révélé  professeur Zénon Manirakiza. Rendre justice avant que le conflit se dégénère, est le principe d’un Mushingantahe, a insisté.La vérité est donc le meilleur indicateur de la justice sociale soit dans le Burundi traditionnel comme aujourd’hui.

zenon rognLa justice au Burundi traditionnel se concluait par «  Agatutu k’Abashingantahe » autour d’un verre littéralement en français pour remercier et se féliciter du travail qu’ils ont fait pendant la gestion des conflits .Toutefois, cela se faisait d’une manière honnête contrairement à aujourd’hui où  cette pratique d’Agatutu se confond souvent à la corruption, ajoute-t-il.

Parlant de la vérité, il s’appuie sur l’héritage d’un personnage mythique «  Ngoma ya Sacega », qui est un exemple illustratif de la justice équitable. Il en a accepté de mourir pour que la justice soit rendue lors d’un conflit entre « rupfu »  la mort littéralement en Kirundi et «gisamamajonjo ».c’est pourquoi on dit « ntuzoce ugwananiye ngoma »

De là, il interpelle toute personne à toujours s’appuyer sur la vérité afin de régler équitablement un conflit jusque même à en payer le prix comme le montre l’histoire de NGOMA.

Parlant  de la  vérité et réconciliation, Zénon souligne que dire la vérité sur les événements  du passé donne  de l’espoir et du rétablissement psychologique aux victimes. C’est la valeur de l’être humain qui est renouvelée lorsque la vérité est à la portée de tous. En ce moment, les gens commencent à s’entendre mutuellement et à se pardonner éventuellement.

En répondant à la question  de la persistance des conflits au Burundi malgré la présence des bashingantahe; Zénon fait savoir que les conflits ne manquent jamais dans une communauté faite des êtres humains; par ailleurs  un conflit apparait comme l’une des caractéristiques de la société humaine.

Ainsi, une communauté de paix ne signifie pas nécessairement absence de conflit. Plutôt, la façon dont on gère le conflit importe beaucoup. Il faut directement penser à la gestion ou au dialogue inclusif qui aboutit à un  commun accord entre les parties en opposition.


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Il termine enfin en disant que les conflits inter-burundais seront résolus  par  les burundais eux-mêmes. Il y a tellement des conflits de diverses nature dans notre pays de manière que seul les citoyens burundais ; sont capables de trouver des issues favorables en acceptant de se dire la vérité, qui est un indicateur absolu de la justice.

Le passé prépare le future à travers le présent, a conclu enfin le conférencier. Il n’est pas possible d’ignorer le passé car il nous révèle la vérité des événements  passés. La vérité à son tour nous conduit à la prise de conscience et par la suite, à  la réconciliation et la cohésion sociale.

                                                                                                                                                                                                                               Sé Aloys Nkurunziza Volontaire

La gestion des conflits comme mécanisme de consolidation de la paix et de la charité

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Dans la suite des séries de présentation sur l’éducation à la paix organisées par Caritas Burundi en partenariat avec l’Université du Burundi et la chaire Unesco avec le soutien  du Diocèse de Rottenburg, Stuttgart en Allemagne , une  4ème conférence sous le thème  « gérer les conflits » a été organisée . Cette conférence a eu lieu en date du 24 Mai 2017 à l’Université du Burundi (CELAB).

Mise à jour le Mardi, 30 Mai 2017 10:09 Lire la suite...

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REVE, VISION ET MISSION DE CARITAS BURUNDI

RÊVE: Nous rêvons d'une société réconciliée où la dignité humaine est suprême, les droits de chacun promus (particulièrement les plus pauvres, les exclus et les opprimés) et l'environnement respecté.
VISION: Etre une organisation forte et dynamique, capable de contribuer à l'avènement d'une société réconciliée. MISSION: Secourir les pauvres, sensibiliser les autres à l'amour des pauvres, appuyer le développement des ménages et des organisations des producteurs.