Les membres du réseau Caritas Burundi s’autoévaluent pour mieux répondre aux besoins des pauvres

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A quelques mois de la clôture du Plan Stratégique 2016 – 2019 qui donnaient les orientations du réseau  Caritas Burundi, une réunion de coordination a été organisée dans le diocèse  de Rutana pour faire une auto évaluation et réfléchir ensemble sur le nouveau Plan stratégique 2020-2023.  Cet organe de coordination regroupe les membres de la direction du secrétariat national de  Caritas Burundi ainsi que les Secrétaires Exécutifs des Caritas diocésaines. Cette rencontre a également un objectif de se connaitre davantage afin d’arrêter les stratégies pour travailler comme une organisation digne de l’Eglise.

rutanaco« Caritas  est au cœur de l’Eglise et la place du pauvre est très importante dans la vie de notre organisation .Le Pape nous rappelle souvent que dans nos interventions, nous devons humblement être au service des pauvres. Cette rencontre sera une bonne occasion pour notre auto-évaluation à Normes de CI et va nous permettre de  voir si l’option préférentielle pour les pauvres nous guide toujours dans notre action caritative au service des plus démunis au Burundi», disait Abbé Jean Bosco Nintunze Secrétaire Général de Caritas Burundi lors de l’ouverture de cette activité.

A cette occasion, les participants ont fait d’abord une méditation sur le message que le Pape François a envoyé aux Caritas à l'occasion de la 3ème Journée Mondiale pour les pauvres,  qui rappelle que « l’espérance des pauvres ne sera jamais déçue ». Comme Caritas, les organisations membres du réseau doivent savoir que «  les pauvres ne sont pas des chiffres, mais des personnes,  à assister, à accompagner, à protéger, à défendre, à sauver  et que cela n’est pas possible sans l’humilité de l’écoute , le charisme de l’être ensemble , le courage de la renonciation ».

L’ODECO – Caritas Rutana qui a accueilli les membres du Conseil de Coordination a présenté cette organisation qui vient de fêter son 10ème anniversaire. Elle enregistre un bilan satisfaisant dans le domaine des urgences, le développement, la santé et les infrastructures. Tout de même, certains domaines comme le renforcement des capacités du personnel et de ses partenaires, la protection de l’environnement et l’éducation n’ont pas été suffisamment exploités.

Dans  sa présentation, le Directeur des Programmes  de Caritas Burundi en même temps formateur sur les normes de gestion de Caritas Internationalis, Jean  Chrystome Ndiyizeye a montré la genèse des normes de gestion au sein de la confédération Caritas Internationalis. « Ces outils doivent maintenant être appliqués afin de renforcer la transparence, la crédibilité de Caritas. N’oublions pas que nous devons rendre des comptes à Dieu, à l’Eglise, aux donateurs et en particulier aux pauvres avec qui le Seigneur s’identifie. En les  servant avec humilité, dévouement, abnégation et professionnalisme .Nous prouvons la mission de l’Eglise qui consiste à former une seule famille humaine, prenant soin de la création». Ces normes de gestion se résument en quatre catégories, les lois et code de déontologie, gouvernances et organisations, réédition des comptes et la participation des parties intéressées.

Après cet exercice d’auto évaluation, les membres du Conseil de Coordination ont remarqué que le réseau  Caritas Burundi enregistre des résultats positifs dans certains domaines comme la gouvernance, le respect des lois et la participation des parties prenantes. Comme une organisation toujours apprenante,  d’autres domaines nécessitent d’être améliorés pour que Caritas Burundi puisse répondre aux besoins des pauvres et aux requêtes des bailleurs.

Ce processus d’auto évaluation va descendre jusqu’aux Caritas diocésaines pour qu’à leur retour, ils soient  plus crédibles et puissent répondre aux besoins de la communauté.

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