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Restitution d’une étude pour la mise en place d’une Centrale d’Approvisionnement en Médicament Essentiels CAMEC -IRAKIZA

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Dans le but  de mieux organiser la contribution de Caritas Burundi  dans le domaine de la santé au Burundi, cette organisation a commandité une étude auprès d’un pharmacien expert pour préparer une étude afin de mettre en place une centrale d’approvisionnement en médicaments essentiels. Une structure qui permettra de servir les  formations sanitaires de l’Eglise catholiques éparpillés dans tout le pays et d’autres centres de santé publics ou privés.

came 1Suite à une recommandation formulée en novembre 2017 lors des états généraux de la santé, qui recommandait la mise en place d’une pharmacie de gros pour fournir les médicaments de qualité. Caritas Burundi a commandité une étude de faisabilité de ce projet. Le consultant qui a mené cette étude a bien encouragé les membres du réseau à se lancer à ce nouveau projet. « Il faut profiter des opportunités que vous disposez pour mettre en place cette pharmacie de gros mais vous devrez améliorer , le marketing ,  la qualité du service ,des produits pharmaceutiques  et  informatiser le service avec des logiciels adéquats » , ce sont les quelques suggestions que le consultant  a donné aux invités à cette réunion.

Pour financer ce projet, le consultant propose la mobilisation des ressources en provenance des congrégations qui disposent des structures sanitaires ainsi que les Caritas diocésaines sans oublier d’autres services d’Eglise qui le souhaitent. Ils devront travailler  sous forme d’actionnaires  des membres du CAMEC. Pour démarrer, cette structure a une chance de  commencer avec 110 clients au moins,  composés des formations sanitaires agrées  de l’Eglise catholique du Burundi.

D’après le consultant, Caritas Burundi serait l’organisation la mieux indiquée pour ce projet pour améliorer la qualité des médicaments vendus  car on voie souvent une pratique de commercialisation des faux médicaments dans d’autres pharmacies. Mais avec les valeurs et l’éthique de Caritas, on ne va pas accepter n’importe quel médicament.

came« Nous devons repenser à ce projet pour chercher là où nous allons nous approvisionner dans une pharmacie sure, avec des médicaments de qualité pour éviter des faux médicaments. Nous constatons souvent des ruptures de stocks dans nos formations sanitaires, le prix élevé des médicaments dans un pays ou le pouvoir d’achat est très bas et nous devons agir », disait l’Abbé Jean Bosco Nintunze Secrétaire Général de Caritas Burundi. A long terme, il faut penser à mettre en place une unité de production des médicaments  pour contribuer dans l’amélioration de la qualité des médicaments, a-t-il ajouté.

« Nous devons promouvoir la conjugaison de nos efforts comme famille d’église pour contribuer dans le domaine de la santé,  ensemble nous sommes forts pour être à la hauteur de ce projet chimérique que nous sommes en train de penser et chacun doit contribuer », a conseillé aux participants l’Evêque Président de Caritas Burundi, Monseigneur Georges Bizimana.

 Pour clôturer la journée, les participants composés des secrétaires exécutifs des Caritas diocésaines ainsi et les représentants des congrégations religieuses qui disposent des structures sanitaires se sont convenues sur une feuille de route conduisant à la concrétisation de ce projet en faveur de la population burundaise. Caritas Burundi disposait d’une pharmacie depuis beaucoup d’années, ce qui lui confère une certaine expérience dans ce domaine.

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