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Des femmes rapatriées abandonnées par leurs maris et leurs belles familles vivent des conditions déplorables

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Depuis le mouvement retour des burundais qui s’étaient réfugiés dans les pays voisins, la province de Mukamba est l’une des principales zones d’accueil de ces rapatriés. Grâce au financement du Haut-Commissariat des Réfugiés (HCR),  ils ont pu bénéficier du paquet retour pour trois  mois mais beaucoup d’entre eux vivent aujourd’hui des conditions très déplorables.  Les femmes abandonnées par leurs maris et les veuves constituent la catégorie des défavorisées dans les communautés d’accueil, tandis que d’autres sont souvent emprisonnés dans les hôpitaux pour manque des moyens de payer les soins de santé.

L’inaccessibilité aux droits fondamentaux comme le droit à l’éducation, à la santé, à la terre et au logement est le quotidien commun de certains rapatriés  burundais.  A Coté du coût élevé de l’éducation et de la santé, les contributions élevées pèsent également sur ces vulnérables. Les parents des élèves doivent contribuer  dans la gestion des écoles et des cotisations pour la préparation des élections de 2020  alors que la plus part de ces rapatriés n’ont même pas des moyens pour se soigner.

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D’autres se voient empêcher par les familles d’accueil le droit d’accéder à la terre. C’est le cas de cette jeune dame de la commune Mabanda. Rentrée d’exil en novembre 2017 en provenance du Camp de Nduta , Jeanine Hagabimana a été abandonné par son mari dès son arrivée. Avec ses quatre enfants, elle a passée quatre mois en errant, sans abris et sans terre. Pourtant, ils avaient une maison qui appartient à la famille. «  Quand je suis retournée, je me suis dirigée vers la famille de mon mari car nous avions  une maison avant d’aller en exil. Ma belle-mère et mes beaux-frères m’ont refusé d’accéder à la maison car mon mari m’avait abandonnée et je ne sais pas où il est pour le moment. Des informations me parviennent qu’il s’est marié avec une autre femme alors que j’étais légale ».  La femme a dû faire recours à l’administration pour accéder à la maison uniquement mais elle ne peut même pas exploiter l’espace qui entoure la maison. La terre qu’elle  exploitait avant de se rendre en Tanzanie a été récupérée par sa belle-mère  et ses bons frères. Aujourd’hui,  cette femme avec ses quatre enfants,  vivent de la mendicité. Le droit à l’éducation et à la santé pour ses quatre enfants n’est pas garanti.

Cette situation malheureuse n’est pas pour cette dame uniquement. D’autres ont trouvé leurs maisons détruites et doivent chercher abris dans des familles d’accueil tandis que leurs enfants n’ont pas accès à l’éducation et aux soins de santé. C’est aussi des rapatriés qui ont retrouvé leurs maisons sans toit dans les communes de Ruyigi à l’est du pays. Ils sont souvent victimes de la malaria qui est fréquents ces derniers jours   dans tout le pays. Les maladies des mains sales et de la peau ainsi que  la grippe sont des menaces de la santé de la majorité des rapatriés.

Grâce au financement du HCR, Caritas Burundi contribue dans l’accueil des rapatriés dans les Camps d’accueil .Depuis le début des mouvements retour, plus  56 000 burundais  sont rentrés dans le pays mais leurs conditions de vie dans l’ensemble sont très mauvaises quelques jours après le paquet retour du HCR.