IJAMBO NGENDERWAKO RYA RUSAMA 2019: GUKUNDA IBIKORWA NO KUBIHA UMWANYA UKWIYE

Caritas Burundi organise un atelier de réflexion sur la lutte contre les VSBG à l’endroit des leaders des villages des rapatriés de Rumonge dans les 16 jours d’activisme

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En marge de 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes qui ont débuté le 25 novembre de cette et qui se clôturent le 10 décembre , Caritas Burundi a organisé un atelier dans la province de Rumonge au sud du pays  pour sensibiliser les leaders des villages intégrés des rapatriés   et d’autres à la lutte contre les violences basées sur le genre . Les responsables des Communautés Ecclésiales de Base, les responsables des villages ainsi que d’autres leaders  communautaires ont été invités dans cet atelier.

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La province de Rumonge qui l’une des frontalières du lac Tanganyika accueille souvent des personnes rapatriés en provenance de la Tanzanie et de la République Démocratique du Congo. Pour donner un abri à ces rapatriés, des villages d’accueil de ces rapatriés ont été érigé dans les différentes localités de la province de Rumonge. Dans ces villages, les violences basées sur le genre sont monnaie courante, certains hommes rentrent dans leurs villages avec plus d’une femme. Des types de violences existent dans ces zones, des hommes veulent cohabiter avec des femmes sans toutes fois  les reconnaitre légalement. «  Dans mon village de Mayengo , il y a un homme quand on l’a donné une maison , l’homme a refusé la femme avec qui , il vivait ensemble lorsqu’ils étaient en Tanzanie, quand les membres de l’administration sont allés le voir , il a refusé  ,et je trouve cet atelier de sensibilisation vient au moment opportun.»

Dans son exposé sur la prise en chargé communautaire des violences basées sur le genre, Docteur Ferdinand Niyonzima , responsable du service de la promotion santé dans le réseau Caritas Burundi a rappelé les types de violences qui existent dans les communautés et les mécanismes d’y faire face. « Vous comme leaders communautaires, vous êtes les piliers dans la lutte  contre les VSBG dans vos milieux, certains enfants surtout les jeunes filles abandonnent l’école pour aller se marier précocement et là nous sommes souvent témoins de ces situations et cautionnent ces cas de VSBG. Pour les cas des personnes victimes des violences, il est important qu’elles soient transportées pour le traitement médical afin de lui protéger contre les maladies sexuellement transmissibles. Les communautés occupent une place de choix dans la lutte contre les VSBG et la prise en chargé. Il y a des régions où les communautés locales se sont investies pour lutter contre ces violences et cela a réduit ces VSBG », a-t-il rappelé Docteur Ferdinand Niyonzima.

Au cours de la période de 2017 et 2018, plus de 175 cas de VSBG  ont été accueillis dans le centre de santé de Kigwena en grande partie en provenance de cette zone de Kigwena , 72 sont rentrés satisfait , 29 ont été référés , parmi les 175 , 4 ont attrapés le VIH après dépistage.

Dans le cadre de ce projet PTME /VBG  financé par l’UNICEF, Caritas Burundi a créé des groupes de solidarité de ces victimes appelé Nawe Nuze pour faciliter leur réintégration socio-économique dans cette zone de la commune de Rumonge .Deux groupes de solidarité ont été créés .Chaque groupe a 45 membres et 19 parmi ceux-là ont été victimes des VSBG.  De petit crédits sont octroyés aux membres de ces groupes et cela leur permettent d’avoir des moyens pour survivre.

Des conséquences et préoccupations des femmes

vsbg toNimparangeza Adija, une participante  craint que les femmes violées sont souvent abandonnées par leurs maris ; Elle se demande si il y a  des moyens pour aider les hommes à pouvoir récupérer leurs femmes et réduire l’impact des VSBG sur les femmes  .Beaucoup d’autres types de violences existent dans nos villages mais ne sont pas reportés dans nos ménages. Moi comme leader, je me suis permis de sensibiliser les membres des communautés et, après beaucoup de femmes et hommes sont venus me dire qu’il existe beaucoup de violences dans nos ménages et ils ont pris l’option de lutter contre les VSBG.

Pour un autre participant masculin, il témoigne, « nous avons un problème sérieux dans la lutte contre ces VSBG car il y a une corruption qui gangrène certains responsables au niveau de la santé, l’administration, la justice et la police .Moi je connais des cas et quand on tente de les réprimer, il y a des gens qui appellent pour ordonner leurs libérations. »

Pour la police, c’est difficile de traiter ces cas de VSBG car il y a des femmes et des jeunes filles qui demandent la libération de leurs violeurs pour des raisons de dépendance économique leurs maris. Disait, l’Officier de Police spécialisé dans la lutte contre les VSBG à Rumonge.

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