IKAREMA 2018: "URUKUNDO RWA BENSHI RUZOHOROROKERWA BITUMWE N'UKO AKABI KAZOBANDANYA KONGEREKANA" (Matayo 24,12)

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Plus de 12 000 rapatriés depuis le mois de septembre jusqu’au 31 décembre 2017

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Grâce au soutien financier du Haut Commissariat des Réfugiés (HRC) , Caritas Burundi contribue à l’accueil dans la dignité des rapatriés. L’opération  a commencé au mois de septembre jusqu’au 31 décembre 2017. En tout,  plus de 12800 ont été accueilli dans 4 centres établis au nord, à l’est, au Sud et à l’Ouest du pays.

photo site rapa

Presque toutes les personnes qui sont rentrées dans le pays provenaient de la Tanzanie dans les Camps de Nduta et Mutenderi. Les membres de Caritas Burundi à tous les niveaux ont été mobilisés pour contribuer à cette activité. Quatre Caritas diocésaines ont travaillé conjointement avec  la Caritas Nationale. Les centres d’accueil ont été installés dans les diocèses de Bururi, Bujumbura, Muyinga et Ruyigi. Caritas Burundi s’occupait  de la distribution des vivres et non vivres avec un transfert de cash aux rapatriés. Ces moyens ont été mobilisés par le HCR et le PAM. Les différents partenaires ont félicité Caritas Burundi pour avoir très actif pour contribuer auprès du gouvernement et d’autres partenaires.

 « Nous sommes très confiant à Caritas Burundi que l’accueil sera bien organisé vu l’engagement et la disponibilité de Caritas à Mabanda pour accueillir les rapatriés » a dit le chef de mission du Haut Commissariat des Réfugiés dans la province de Makanda lors d’un convoi. Pour le représentant du gouvernement,  c’est une bonne chose d’avoir des bons partenaires pour aider la réussite de cette opération.  Caritas Burundi,  le principal partenaire local a mise en place des équipes d’accueil dans toutes les diocèses qui sont impliqués dans l’accueil.

enfant

La majorité des personnes qui sont rentrées   sont originaires des provinces Makamba , Rutana ,Ruyigi, Kirundo , Karuzi et Cibitoke des provinces qui sont affectées par une insécurité alimentaire selon plusieurs rapports . Malgré le kit de retour qu’ils ont bénéficié, la majorité de ces rapatriés n’ont pas de maison et certains d’entre eux sont des sans terres. Des cas des familles rentrés  sans référence ont été constatés surtout pour ceux qui sont nés en Tanzanie et qui ont fondés leurs familles dans les camps. Certains estiment que ce seraient mieux d’avoir des houes et des semences pour survivre juste après. De jeunes dames  de moins de 18 ans rentrent avec des enfants nés dans les  camps, ce qui risque d’aggraver la situation humanitaire  déjà précaire dans ces  provinces d’accueil. « Moi j’avais 15 ans et j’étais jeune fille , je me suis mariée avec un homme dans le camp et nous avons eu trois, mon ancien n’a pas voulu rentrer avec moi, il parait qu’il a une autre femme » nous a révélée une jeune dame qui rentre.

Caritas Burundi répond à l’appel du Saint Père, le Pape François qui a lancé en juin 2017 une campagne dénommée partager le chemin avec les migrants. Au Burundi, les déplacés internes et externes sont comptés en centaines de milliers et ceux-là rentrent dans la catégorie des plus vulnérables.