« Abari basangiye ukwemera bari basangiye n’itunga. Baramuka bagurishije ivyo batunze canke ivyimburwa, bakagabura ikiguzi umwumwe akaronka ivyo akeneye » (Ibik. 2, 44-45).

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« Puisse Dieu, en son infinie miséricorde, multiplier cette nourriture » Saint Martin de Porrès Patron de Caritas plaidait aux pauvres au 16ème

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La Caritas, la caresse des pauvres date des premiers missionnaires. La charité a été toujours au cœur de la parole de Dieu. Le 3 novembre est une date mémoriale pour toute les Caritas du monde entier. Ce fut le jour ou le Grand Martin de Porrès, le Saint Patron de Caritas s’est éteint. Caritas ,Organisation de l’Eglise Catholique était déjà dans les cœurs des missionnaires.

Né le 9 décembre 1579 à Lima au Pérou. Martin de Porrès était l’enfant illégitime de Jean de Porrès, espagnol de haute noblesse, chevalier de l'Ordre d'Alcantara, et d'Anne Vélasquez, esclave noire libérée, il était donc métis. Une sœur naquit deux ans plus tard.

Son père, appelé à de hautes fonctions, ne pouvant assurer l'éducation et la subsistance de sa famille, laissa sa mère subvenir à ses besoins et à ceux des deux enfants. Ils vécurent donc au milieu de grandes difficultés matérielles. Le petit Martin revenait souvent du marché sans l'argent qui lui avait été confié, et sans les provisions réclamées, ayant rencontré sur son chemin les très nombreux pauvres qui vivaient dans les rues de Lima à cette époque, et leur ayant distribué ses maigres achats.

Lors d'une de ses visites, Jean de Porrès prit avec lui ses deux enfants, Martin qui avait alors huit ans et Joanna qui en avait six, et les emmena avec lui à Guayaquil en Équateur. Ils y restèrent quatre ans, mais Jean ayant été appelé au Panamá, il laissa Joanna à Guayaquil chez une tante et ramena Martin à Lima chez sa mère, en lui fournissant de quoi subvenir dignement à son éducation.

Le jeune Martin, âgé alors de douze ans, décida d'apprendre le métier de barbier. Les barbiers à cette époque apprenaient aussi à soigner les blessures et faisaient fonction de médecin voire de chirurgien.

Martin fut un apprenti attentif et dévoué. Les malades venaient de préférence vers lui tant sa douceur et ses compétences étaient déjà grandes. De plus, Martin ne faisait pas payer les plus pauvres, et se dépensait sans compter pour tous les gens qui le sollicitaient.

Martin travaillait beaucoup. Il avait une profonde piété : il se levait avant jour pour s'arrêter à l'église afin de servir la Messe, et après son travail, il s'enfermait dans sa chambre pour prier, les yeux fixés sur le crucifix, et lire des ouvrages pieux.

À l'âge de seize ans, Martin quitta son emploi de barbier pour entrer dans l'Ordre des Dominicains, au monastère du Saint-Rosaire de Lima. Il demanda à y être admis à la plus humble place, celle de membre du Tiers Ordre, ou donado. Ces personnes effectuaient les tâches les plus difficiles et les plus ordinaires. Martin balaya le cloître et les couloirs, nettoya les toilettes, prépara la nourriture, lava le linge, et remplit aussi les fonctions de barbier du monastère.

Il effectuait toutes ces tâches avec joie et humilité ; il fut aussi attaché aux soins des malades à l'infirmerie, tâche dont il s'acquittait avec dévouement et grande réussite. Certaines guérisons miraculeuses lui furent attribuées par ses frères qui lui reconnaissaient le don de thaumaturgie. Il était patient, sourd aux rebuffades : un patient l'avait traité rudement il répondit : « Je dois prendre un meilleur soin de celui-ci, car il me connaît mieux que les autres ».

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Saint Martin très attentif aux jeunes  et aux orphelins

Frère Martin avait l'habitude, malgré ses multiples occupations, de réunir quelques jeunes ouvriers du monastère pour les instruire et leur parler de l'Évangile.

À l'extérieur du couvent, dans la ville de Lima beaucoup d'orphelins vagabondaient, sans famille et sans éducation. Martin travailla avec ardeur à la fondation de l'orphelinat de la Sainte Croix qui avait pour vocation de recueillir ces enfants et de les éduquer. Il prenait à cœur le choix des maîtres, et des autres employés afin que les études offertes soient fructueuses et que les enfants puissent ensuite s'établir dans la vie avec une solide formation chrétienne. Pour financer ses entreprises, Martin n'hésitait pas à solliciter les grands personnages de la ville, et ceux-ci étaient généreux tant sa foi et sa force étaient grandes.

Martin et les pauvres

Martin avait l'habitude, à la fin du repas, de passer de table en table pour récupérer tout ce qui avait pu être laissé et de sortir immédiatement le distribuer aux pauvres qui l'attendaient. Sa confiance en la Providence était telle qu'il avait coutume de dire : « Puisse Dieu, en son infinie miséricorde, multiplier cette nourriture », et les pauvres ne manquaient jamais d'être tous servis.

Martin de Porrès a été béatifié le 29 octobre 1837 par le Pape Grégoire XVI. Il a été canonisé le 16 mai 1962 par le Pape Jean XXIII. Sa fête a été fixée au 3 novembre le jour de sa mort en 1639 à 59 ans.

Sa vie inspire les œuvres de Caritas comme la vie de la Sainte Thérèse de Calcuta , la fondatrice des Missionnaires de la Charité dans le monde. La religieuse, devenue Prix Nobel de la paix en 1979 pour son engagement en faveur des plus pauvres à Calcutta, elle reste l’icône de l’amour dans le monde.

« Nous vivons au milieu d'une mer de pauvretéNéanmoins on peut réduire cette mer.      Notre travail n'est qu'une goutte dans un seaumais cette goutte est nécessaire. »  Disait Mère Thérèse de Calcuta.

La troisième grande  figure de la  Caritas est le Saint Oscar Romèro qui ne  craignait pas  dénoncer ouvertement la pauvreté, l'injustice sociale, les assassinats et les actes de torture dont le pouvoir de San Salvador était auteur. Il a été assassiné dans un climat de tension où  les missionnaires catholiques étaient  persécutés pour avoir dénoncés les abus qui se commettaient.

Pour Monseigneur Romero, la foi chrétienne comporte une dimension politique : la foi ne sépare pas le croyant du monde réel, mais au contraire l'y plonge tout entier. La raison d'être de l'Église est de se solidariser avec les pauvres. Dans son discours à l'Université catholique de Louvain, en Belgique, il lance : 

« Le monde des pauvres nous apprend que la libération arrivera non seulement quand les pauvres seront les destinataires privilégiés des attentions des gouvernements et de l'Église, mais bien quand ils seront les acteurs et les protagonistes de leur propre lutte et de leur libération en démasquant ainsi la dernière racine des faux paternalismes, même ceux de l'Église ».