« Abari basangiye ukwemera bari basangiye n’itunga. Baramuka bagurishije ivyo batunze canke ivyimburwa, bakagabura ikiguzi umwumwe akaronka ivyo akeneye » (Ibik. 2, 44-45).

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L’Evêque du Diocèse de Ruyigi appelle les Burundais à aimer le travail lors du premier festival pour le développement organisé par SOPRAD Caritas Ruyigi

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« Le travail bien accomplit est une réponse à l’appel de Dieu pour dominer la terre, en la rendant meilleur et utile à l’homme » tel était le message de l’Evêque du Diocèse de Ruyigi lors du premier festival pour le développement organisé par SOPRAD Caritas Ruyigi au début du mois d’octobre 2017. Depuis 2003, date de la création de SOPRAD, cette organisation du diocèse de Ruyigi a été la pionnière dans le développement de la région.

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Pour remorquer les différents acteurs œuvrant dans ce diocèse, des activités ont été organisées dans le but de mobiliser toute la population autour du développement. Les paroisses et les diocèses comme pôles de développement ont identifiés les projets qui ont eu plus d’impact réalisés depuis quelques années.

Le festival a été célébré sous le thème suivant en langue nationale : « UKWEMERA KWACU NI KURANGWE N’IBIKORWA, DUTSIMBATAZE ITERAMBERE MU NGO ZACU, DUTERE IMBERE KU MUTIMA NO KU MUBIRI » en français veut dire « Que notre foi soit caractérisé par des actes , renforcer le développement de nos ménages, ayons le développement spirituel et physique ».La messe de circonstance a été présidée par SE Mgr l’Evêque du diocèse de Ruyigi entouré des prêtres, curés et vicaires représentant toutes les paroisses.

Dans son homélie, l’évêque  a montré que  la paresse freine  le développement des peuples. Il a demandé à tous les fidèles chrétiens d’aimer le travail pour qu’ils deviennent nobles et utiles pour le pays et l’Eglise. 

«Si les hommes et les femmes vaquaient tous au travail, le développement deviendrait une réalité dans notre pays. Les maladies liées à la mauvaise alimentation ne frapperaient plus  la population ». Mais hélas, certains membres de la communauté passent leur temps à déambuler, alors que le travail est toujours disponible. Ceux qui ne travaillent pas contribuent au malheur que subit la plupart de la population burundaise, a-t-il remarqué l’évêque.

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Pour  l’élite burundaise, l’évêque a déploré  que les fonctionnaires et d’autres «  intellectuels » à tous les niveaux ne font pas bon usage des ressources mise  leur disposition, en gaspillant le temps et les moyens matériels et financiers. Il leur a demandé de toujours procéder à la gestion rationnelle de la chose publique, en se souvenant que le travail bien accomplit est une réponse à l’appel de Dieu qui nous demande de dominer la terre, en l’améliorant pour la rendre utile à l’homme.

S’agissant des époux, l’évêque leur demande de s’entraider mutuellement pour améliorer le travail. Il a remarqué qu’il arrive que l’un des conjoints dénigre le travail en le considérant comme si c’était l’apanage d’une seule personne. Pourtant, ils se contentent de partager le même repas, alors que l’on ne veut pas partager le travail. C’est pour cela qu’il leur a  lancé un appel à travailler ensemble, en se rappelant que « l’union fait la force » et que chacun doit donner sa contribution pour le développement intégral de l’homme.

Dans son discours, le représentant de l’administration qui était sur place a apprécié l’initiative du diocèse de Ruyigi qui venait de célébrer pour la première fois ce festival dédié au développement. Il a émis le souhait de voir qu’une université catholique soit érigée à Cankuzo pour alléger le fardeau des parents et des enfants qui chercher à aller à Bujumbura ou ailleurs à la quête de la formation du niveau universitaire.

Juvénal NDAYIZEYE,

PF Communication Soprad Caritas Ruyigi