IKAREMA 2018: "URUKUNDO RWA BENSHI RUZOHOROROKERWA BITUMWE N'UKO AKABI KAZOBANDANYA KONGEREKANA" (Matayo 24,12)

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La sécurité alimentaire des ménages relativement améliorée mais des réserves très limitées

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Les informations récoltées par Mvam du PAM Burundi en partenariat avec Caritas Burundi montrent qu’au cours du mois de juillet 2017, 71% des informateurs clés estiment que la situation de la sécurité alimentaire s’est  améliorée  par rapport au mois de juin 2017. 21% trouvent qu’elle est restée identique alors que 8% pensent qu’elle s’est plutôt détériorée. Au niveau de la composition des repas il faut noter qu’environ 53% consommerait moins de 4 groupes d’aliments, 43% jusqu’à 5 groupes et 4% plus de 5 groupes d’aliments. Le taux de consommation des légumineuses dans les ménages atteint 98% au cours du mois de juillet 2017.

 L’amélioration globale de la situation de la sécurité alimentaire, tout comme au mois dernier, s’explique toujours par la pleine récolte généralisée de la saison 2017B. Cependant dans 66% des cas en province Kirundo, 50% des cas en province Karusi et 33% des cas en province Kayanza les informateurs clés parlent déjà d’une détérioration du régime alimentaire par rapport au mois de juin 2017. Les informateurs clés signalent que dans les provinces de Kirundo, Karusi et Kayanza certaines stratégies comme « dormir sans manger », « réserver la nourriture pour les enfants », « vente des biens productifs », « vente accélérée des animaux » et « migrations économiques saisonnières » sont fréquentes dans plus d’un cas sur trois. Par ailleurs mais juste par appréciation qualitative, 41% des  informateurs dans les différentes communautés estiment qu’il y aurait plus de cas de malnutrition comparée à la même période d’une année normale et surtout dans les provinces de Kirundo, Karusi, Gitega, Rumonge et Ruyigi.

 Il est aussi important de mentionner que dans 10 des 18 provinces, les maladies humaines sont rapportées comme étant de grande ampleur selon plus de 50% de ces mêmes  informateurs. Il s’agit des provinces Gitega, Kirundo, Makamba, Muramvya, Mwaro, Ngozi, Rutana, Ruyigi et Rumonge. La cartographie de visualisation des cas de paludisme montre que les mêmes provinces sont les plus affectées par le paludisme selon  Ocha.

Enfin, le faible niveau de production des ménages ainsi que la réduction progressive des opportunités d’accès aux revenus monétaires constituent l’entrave majeure à l’accès alimentaire des ménages dans le pays. A l’approche de la période de soudure (septembre-décembre), le renchérissement des biens essentiels, la dépréciation continuelle de la monnaie locale ainsi que l’accueil imminent des populations retournées en provenance des pays voisins sont autant de facteurs qui risquent de détériorer rapidement une situation de la sécurité alimentaire déjà précaire.