IKAREMA 2018: "URUKUNDO RWA BENSHI RUZOHOROROKERWA BITUMWE N'UKO AKABI KAZOBANDANYA KONGEREKANA" (Matayo 24,12)

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Caritas Burundi en partenariat avec ses Caritas sœurs activée pour alléger la souffrance des victimes de l’insécurité alimentaire toujours en besoin d’assistance

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 La Caritas Burundi en partenariat avec Caritas Internationalis  et d’autres Caritas sœurs est entrain d’exécuter un projet d’urgence en faveur des victimes de l’insécurité alimentaire dans deux diocèses du Burundi les plus touchées. Depuis le mois d’avril, plus de 1500 ménagers de ces deux diocèses ont bénéficié de l’aide en vivres pour alléger la souffrance après une longue période de sécheresse qui frappe ces deux diocèses.

Conformément aux normes d’aide en vogue aujourd’hui, une stratégie a été adopté pour soutenir ces victimes. Des bons ont été distribués aux bénéficiaires avant que les  marchés soient  organisés pour recevoir des biens vivres à manger. Après trois mois  du projet , une mission d’évaluation a été organisé dans toutes les provinces du Burundi ou le projet a été réalisé pour voir si le projet a fait un impact aux bénéficiaires.

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Lors de notre mission dans les provinces, les bénéficiaires ont apprécié cette aide qu’ils ont appelé spontanée alors qu’aucune organisation ne s’y était rendue pour les assister. Une série des témoignages des bénéficiaires a été collecté.

«  Je m’appelle Ntamavukiro Cécile de la localité de Rukana, chez moi dans ma famille j’ai trois personnes en prendre en chargé alors que je suis dans l’incapacité  financière de les faire vivre , je souffre de la famine depuis  deux ans et c’est la première fois que je bénéficie d’une aide  en vivres. On a toujours demandé à  l’administration de nous venir en aide. J’espère que Caritas Burundi va toujours plaider en notre faveur car nous n’avons pas d’autres bienfaiteurs ici à Rukana. Avec cette aide de Caritas Burundi, j’ai pu faire survivre ma famille »

«  Je suis Judith Nimbona, je dis merci beaucoup à Caritas Burundi, moi j’ai cinq personnes dans ma maison et moi qui est la sixième, nous sommes tous des sans emplois. Ce que nous avions cultivé a été tout détruit par le soleil. Moi comme veuve, j’envisage m’enfuir au Congo voisin mais avec ce soutien, j’ai survécu avec ma famille même si je ne suis pas sur du lendemain si je ne trouve pas un autre bienfaiteur car même aujourd’hui la production ne sera pas bonne à ce que je vois. Je remercie Caritas et je souhaite qu’elle soit toujours sensible à nos problèmes. »

« Je m’appelle Mbayahaga Francois, je vis dans le village de Ruyaga, suite à la sécheresse, les champs de mais, de manioc et du haricot ont été détruit. Beaucoup de burundais ont fuis au Congo suite à l’insécurité alimentaire moi aussi je me prépare à fuir le Burundi. Il y en a qui sont partis à Bubembe à l’est du congo fuiyant la famine. Cette aide amenée par Caritas Burundi a donné un coup de main aux habitants de ma localité mais il faudra plutôt chercher plus de moyens pour nous soutenir davantage car même aujourd’hui la sécheresse a détruit nos cultures alors que nous avons beaucoup d’enfants à nourrir. »

« Je m’appelle Balthazar Nizigiyimana, grâce à ce projet d’urgence, j’ai pu avoir de quoi manger mais comme nous sommes des pauvres extrême nous avons d’autres besoins, ça été une chance d’être assisté mais  nous demandons aussi qu’on puisse donner d’autres choses comme des savons et des habits car nous ne pouvons pas aller prier par exemple suite à la misère que nous vivons. »

« Moi c’est Marthe Nahimana , moi j’habite ici dans la localité de Rukana, nous remercions ces organisations qui ont travaillé avec Caritas Burundi pour collecter ces moyens afin de nous venir en aide mais il faut qu’il y ait beaucoup d’autres acteurs qui soient impliqués ou soutenir Caritas Burundi. »

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Lors de cette visite d’évaluation, il a été remarqué que les femmes et les enfants sont plus victimes de l’insécurité alimentaire car comme certains le témoignent, des hommes encore en force se sont refugiés dans les pays voisins ou dans les autres provinces à la recherche des moyens de survie laissant leurs enfants et leurs femmes dépourvus de tous moyens. Les enfants et les femmes constituent la catégorie des Burundais les plus touchées par cette insécurité alimentaire. Le dernier rapport du programme Alimentaire Mondial montre en tout état de cause que  les enfants des provinces touchées abandonnent l’école suite à cette insécurité alimentaire.

Ceux qui ont participé à l’organisation de ce projet apprécie comment la distribution des vivres a été organisée ce qui a bloqué toute spéculation. Comme beaucoup de burundais souffrent de l’insécurité alimentaire, il était difficile de sélectionner les plus nécessiteux mais grâce à l’implication de la communauté, des paroisses et de l’administration locale, le travail a été parfait et personne ne se plaigne seulement il faut augmenter le nombre de victimes à assister selon Ciza Protais qui était président du site de distribution des bons dans la province de Kirundo.

Suite à cette insécurité alimentaire, certaines victimes ont vendu les tôles de leurs maisons avant de prendre la fuite comme on le voie sur cette maison. Cette insécurité alimentaire risque encore une fois se reproduire dans les prochains mois car le climat n’a pas été clément même dans la période précédente. Des cultures de mais se sont desséchées surtout dans la province avant la récolte.