«N’aimons pas en paroles, mais par des actes» : c’est le thème du message du Pape François, en vue de la première Journée mondiale des Pauvres, qui se tiendra le 19 novembre prochain, 33e dimanche du Temps Ordinaire, avant la Solennité du Christ-Roi.

Le Rapport sur l’insécurité alimentaire du mois de mars 2017 montre que la province de Muramvya est la 10ème touchée

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Le Rapport  mVAM publié par le Programme Alimentaire Mondial  dont Caritas Burundi participe à la collecte des informations montre que  la sécurité alimentaire s’est détériorée dans 36% des communautés (contre 62% en février 2017), est identique dans 24% des communautés suivies.

Par contre, l’insécurité alimentaire est restée persistante voir même plus forte qu’en février 2017 dans  les provinces de Kirundo et Muyinga où respectivement 100% et 67% des communautés à la base trouvent que la situation s’est détériorée au mois de mars par rapport au  mois de février.La fragilité de la sécurité alimentaire dans cette région du Nord-Est pourrait entre autre se justifier par l’effet combiné de la contre-performance de la saison 2017A.

Le rapport du mois de mars note également que la province de Muramvya au centre du Burundi est aussi très touchée par cette  insécurité alimentaire qui frappe le pays depuis 2015.Elle est la 10ème province après les provinces de Kirundo, Bubanza, Cibitoke , Rutana , Bujumbura Rural , Cankuzo , Ruyigi , Kayanza et Muyinga.

Pour faire face à cette pénurie alimentaire, les stratégies d’adaptation utilisées par les ménages sont celles réduisant la qualité et la quantité des repas auxquelles s’ajoutent  celles priorisant les dépenses alimentaires au détriment d’autres dépenses essentielles, la vente des actifs  productifs et les migrations prolongées des membres actifs des ménages.

Les informations du mVAM sur le recours accru à des mécanismes de plus en plus sévères basés sur les moyens de subsistance corroborent avec les résultats de l’évaluation EFSA de mars 2017 qui montrent qu’un ménage sur deux en milieu rural a dû recourir à des stratégies de subsistance sévères allant de la crise à l’urgence en vue de nourrir  la famille.

De plus le mois de janvier 2017, les communautés à la base subissent une forte pression fiscale couplée à d’autres formes de prélèvements avec des répercussions négatives sur l’accès à l’alimentation des plus Vulnérables.